La quête d’un nouveau sélectionneur pour l’équipe d’Algérie de football agite le microcosme sportif depuis plusieurs jours. Après le départ de Vladimir Petkovic, un profil se détache nettement des autres candidats : l’Espagnol Felix Sanchez, ancien patron des sélections du Qatar et de l’Équateur, présenté comme le grand favori pour prendre les rênes des Verts.
Une succession officialisée par la FAF après le départ de Petkovic
Réunie lundi dernier, l’instance dirigeante du football algérien a acté la fin de la collaboration avec Vladimir Petkovic. À l’issue de cette rencontre, le Bureau fédéral a chargé le président de la Fédération d’entamer les démarches en vue de recruter le prochain entraîneur de la sélection nationale, comme l’a précisé un communiqué officiel.
Selon ce même document, le choix se fera en collaboration avec le Collège technique national. Cet organe rendra un avis destiné à orienter la décision finale, en tenant compte de trois paramètres : la compétence, l’expérience et la cohérence avec le projet sportif porté par la fédération.
Trois candidats en lice, Felix Sanchez en tête de la liste
D’après plusieurs informations de presse, le président de la FAF Walid Sadi aurait clairement exprimé son penchant pour un technicien issu de l’école espagnole lors de cette réunion. Une orientation qui confirme une tendance déjà observée par le passé au sein de l’institution.
Le dirigeant aurait même reconnu avoir approché Xavi Hernandez, mais l’ancien milieu du Barça s’est révélé trop onéreux pour les finances de la fédération. Avant lui, le nom de Rafael Benitez avait circulé sur les réseaux sociaux et dans les rédactions. Depuis peu, c’est un autre Espagnol qui occupe le devant de la scène : Felix Sanchez.
Parmi les profils examinés par le Collège technique, celui de Sanchez apparaît comme le plus solide, devançant Rafael Benitez et le Belge Tom Saintfiet. Plusieurs observateurs se disent aujourd’hui convaincus qu’il sera bel et bien le prochain sélectionneur des Fennecs.
Une nomination attendue dans les prochaines heures
À la lumière des éléments disponibles, la désignation de l’ancien coach du Qatar semble imminente. Les propos tenus par le président devant le Bureau fédéral laissent penser que le futur technicien sera espagnol, sans figurer parmi les grands noms du football mondial, puisque Xavi a été jugé financièrement inaccessible.
Un parcours forgé au Qatar et couronné en Asie
Felix Sanchez ne bénéficie pas de la notoriété d’un Benitez ou d’un Xavi, mais il coche au moins deux des critères fixés par la fédération : la compétence et l’expérience. Reste à évaluer sa capacité à s’inscrire dans le projet sportif algérien, troisième condition posée pour valider la nomination du futur sélectionneur.
Ce critère écarte d’ailleurs l’ex-international algérien Antar Yahia, qui n’a jamais dirigé une sélection nationale au cours de sa carrière d’entraîneur. La préférence accordée à un profil espagnol répond ainsi à des exigences précises.
La piste espagnole, un choix déjà tenté par le passé
Ce n’est pas la première fois qu’un responsable de la FAF mise sur l’expertise ibérique, séduit par les réussites du football espagnol. En 2017, Kheireddine Zetchi avait fait venir Lucas Alcaraz, une aventure qui s’était pourtant terminée par un échec cuisant et une rupture brutale.
Né en 1975 à Barcelone, Felix Sanchez Bas n’a jamais connu de carrière de joueur professionnel. Il s’est très tôt tourné vers l’entraînement, dès l’âge de 21 ans, en prenant en charge les U19 du FC Barcelone durant une décennie, de 1996 à 2006.
Un champion d’Asie en 2019
Le technicien espagnol a ensuite bâti l’essentiel de sa réputation au Qatar. Il y a gravi les échelons, de l’Aspire Academy aux différentes catégories de jeunes, en passant par la sélection olympique, avant de piloter l’équipe A entre 2017 et 2022.
Durant cette période, il a offert au Qatar sa première Coupe d’Asie des nations en 2019, un trophée qu’il avait déjà décroché avec les U19 en 2014. Il a ensuite dirigé la sélection de l’Équateur entre 2023 et 2024, avant de revenir dans le Golfe pour prendre en main Al Sadd, l’une des formations les plus prestigieuses du pays.
À quelques heures d’une éventuelle officialisation, tout indique que Felix Sanchez pourrait devenir le nouveau visage de la barre technique algérienne. Son profil, mêlant expérience continentale et succès concrets, semble correspondre aux attentes affichées par la fédération pour lancer un nouveau cycle avec les Verts.