Les forces de l’ordre françaises ont réussi à démanteler un réseau impliqué dans le trafic de faux papiers en Île-de-France. Un ancien policier algérien de 61 ans est suspecté d’avoir joué un rôle majeur dans cette organisation destinée principalement aux étrangers sans papiers.
Cinq hommes inculpés à Paris
Le vendredi 30 janvier 2026, cinq individus ont été mis en examen à Paris, soupçonnés d’être impliqués dans ce réseau de faux papiers. Ils sont poursuivis pour des charges incluant l’aide à l’entrée et au séjour irréguliers en France, ainsi que la fabrication et l’utilisation de faux documents, et association de malfaiteurs. Les suspects ont été placés en détention provisoire après leur audition par un juge d’instruction.
Ce réseau opérait principalement à Paris, en Seine-Saint-Denis ainsi que dans le Val-de-Marne, et ciblait des étrangers en situation irrégulière provenant majoritairement de la communauté nord-africaine de la région parisienne.
L’ex-policier central dans l’affaire faux papiers
Madani, un ressortissant algérien âgé de 61 ans, figure au cœur de cette affaire. Ancien policier dans son pays, il est fortement suspecté par les autorités françaises d’avoir orchestré ou coordonné les activités clés du réseau. Son implication a rapidement retenu l’attention des enquêteurs durant l’enquête.
Déroulement de l’enquête et arrestations

La sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière (SDLII) a commencé ses investigations en avril 2025, à la suite d’un renseignement reçu. Les autorités ont rapidement identifié un suspect, élargissant ultérieurement leurs recherches pour remonter l’ensemble du réseau. Des écoutes téléphoniques et une surveillance discrète ont été mises en place, permettant de décrypter le fonctionnement interne du réseau clandestin. Les enquêtes ont révélé une activité continue de production et de vente de faux documents visant à contourner les réglementations sur le séjour en France.
Durant les perquisitions, les forces de l’ordre ont découvert une quantité importante de faux documents, y compris des titres de séjour, passeports de divers pays européens, cartes Vitale et dossiers d’aide médicale. L’estimation des enquêteurs suggère que ces faux papiers étaient vendus pour quelques centaines d’euros chacun, et que plusieurs dizaines d’entre eux auraient été distribués avant que le réseau ne soit démantelé.