Dans un mouvement récent, Engie, le géant énergétique français, a cédé ses parts dans un investissement gazier en Algérie. Les bénéficiaires de ce retrait sont l’entreprise italienne ENI et la firme thaïlandaise PTTEP. Ce changement de main a reçu l’aval officiel à travers un décret présidentiel.
Un aperçu de la transaction
Le transfert de propriété concerne spécifiquement les accords de partage de production de deux blocs appartenant au domaine gazier de Touat, situé dans la wilaya d’Adrar. Ces blocs étaient jusque là gérés par E&E Algeria Touat B.V., une entreprise conjointe initialement sous le contrôle de Sonatrach, ENI et Engie.
Engie a transféré ses 30 % d’intérêts dans le projet, partageant ces parts entre ENI, qui reçoit 8 %, et PTTEP qui acquiert 22 %. Suite à cette transaction, ENI voit sa part dans le projet grimper à 47 %, tandis que Sonatrach détient toujours 35 % des actions.
Détails du retrait et implications pour la production
Engie ayant officiellement quitté son engagement dans le projet de Touat, aucun détail financier supplémentaire n’a été révélé concernant les modalités de cette cession. Depuis son entrée dans le projet début 2024 à la suite du rachat de Neptune Energy, ENI avait vu sa part équivaloir à celle de Sonatrach, chacun possédant environ 35 %, alors qu’Engie en avait détenu 30 %.
Avant que ENI ne rejoigne le projet, la production était notablement inférieure par rapport à la capacité théorique, principalement en raison de diverses difficultés opérationnelles. Toutefois, les efforts conjoints de Sonatrach et ENI après leur association ont engendré une augmentation significative de la production, qui atteint désormais 13 millions de mètres cubes de gaz par jour.