Le marché noir des devises en Algérie affiche une certaine constance en ce samedi 7 novembre 2026. Dans la capitale, les cambistes informels poursuivent leurs transactions habituelles, avec des taux relativement figés. Tour d’horizon des cours pratiqués pour l’euro face au dinar algérien sur le circuit parallèle.
Le marché parallèle des devises reste stable à Alger
Le cœur battant du commerce informel de monnaies étrangères se situe toujours au Square Port-Saïd, en plein centre d’Alger. Ce lieu emblématique concentre la majorité des échanges extra-bancaires dans la capitale algérienne.
En cette fin de semaine, les observateurs notent une absence de mouvements brusques. Les taux appliqués par les changeurs clandestins demeurent dans leurs fourchettes récentes, sans flambée ni chute notable.
Pourquoi le Square Port-Saïd concentre les transactions
Depuis des décennies, cet espace fait figure de référence pour quiconque souhaite convertir ses devises hors du système officiel. Les particuliers, voyageurs et commerçants s’y pressent quotidiennement.
La forte demande en euros et autres monnaies fortes alimente l’activité de ce marché gris. Cette dynamique s’explique largement par les restrictions encadrant l’accès légal aux devises étrangères.
Euro-dinar algérien : les écarts entre circuits officiel et parallèle
La différence demeure marquée entre les cours affichés par les banques et ceux pratiqués dans la rue. Le taux parallèle dépasse systématiquement la valeur officielle fixée par la Banque d’Algérie.
Cet écart persistant reflète les tensions structurelles sur le marché des changes algérien. Il traduit aussi un décalage entre l’offre encadrée et une demande privée toujours soutenue.
Les causes d’un double marché
Les plafonds limitant les retraits de devises pour les voyageurs poussent de nombreux Algériens vers les cambistes informels. Ces derniers offrent davantage de souplesse et des montants plus élevés.
Les besoins liés aux déplacements à l’étranger, aux études ou aux soins médicaux entretiennent cette dépendance au circuit parallèle. La rareté relative des devises par les canaux officiels renforce ce phénomène.
Dinar algérien face à l’euro : quels facteurs influencent les cours ?
Plusieurs éléments conditionnent la valeur du dinar sur le marché noir. La conjoncture économique nationale joue un rôle central dans ces fluctuations quotidiennes.
Les recettes tirées des hydrocarbures, principale source de devises pour le pays, pèsent lourdement sur la stabilité monétaire. Toute variation des prix pétroliers se répercute, à terme, sur le cours du dinar.
Le poids de la demande saisonnière
Certaines périodes de l’année voient la demande en euros grimper fortement. C’est notamment le cas lors des vacances d’été ou à l’approche des grands pèlerinages.
Ces pics de sollicitation tendent à faire pression sur les taux parallèles. À l’inverse, les moments plus calmes favorisent une relative accalmie, comme celle observée actuellement.
Le marché noir des devises, un révélateur économique
L’évolution du marché informel constitue un baromètre précieux de la santé financière du pays. Les écarts avec le taux officiel renseignent sur la confiance accordée à la monnaie nationale.
Un creusement de cet écart signale souvent des inquiétudes quant à la stabilité économique. À l’inverse, une stabilisation, comme en ce 7 novembre, traduit un climat plus serein.
Les enjeux pour les autorités
Les pouvoirs publics surveillent de près ce marché parallèle, qui échappe en grande partie au contrôle des institutions. Plusieurs mesures ont été envisagées pour réduire son influence.
Le développement de solutions légales d’accès aux devises figure parmi les pistes régulièrement évoquées. L’objectif consiste à limiter le recours aux circuits informels par les citoyens.
Ce qu’il faut retenir pour ce samedi 7 novembre
La journée se caractérise donc par une stabilité des cours sur le marché parallèle algérien. Les cambistes du Square Port-Saïd maintiennent leurs taux sans variation significative.
Cette accalmie offre une certaine lisibilité aux personnes souhaitant effectuer des opérations de change. Elle reste toutefois à relativiser face à la volatilité qui caractérise habituellement ce secteur.
En définitive, le marché noir des devises continue de jouer un rôle incontournable dans le paysage économique algérien. La relative stabilité du dinar face à l’euro en ce 7 novembre pourrait évoluer rapidement selon la conjoncture. Les acteurs de ce circuit resteront attentifs aux prochains signaux économiques nationaux et internationaux.


