Bien que la langue française soit en déclin, elle reste très répandue en Algérie, comme l’indiquent les statistiques récentes de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). L’Algérie figure ainsi au rang des pays francophones, se positionnant comme le troisième pays au monde en termes de locuteurs francophones, selon les informations relayées par TV5 Monde.
Une communauté francophone en expansion
Au cours des quinze dernières années, le nombre global de francophones a considérablement augmenté, passant de 220 millions en 2010 à 348 millions aujourd’hui. En ajoutant les élèves de 6 à 9 ans instruits en français dans des pays où cette langue est reconnue comme officielle, le total grimpe à 396 millions, selon l’OIF.
Le français se classe ainsi comme la quatrième langue la plus parlée au monde, derrière l’anglais, le mandarin et l’espagnol.
Le français en chiffres en Algérie
En Algérie, environ 15 millions de citoyens ont des compétences variées en français, représentant ainsi 33 % de la population totale du pays. La France est le pays où le français est le plus parlé avec 66 millions de locuteurs, suivie de la République démocratique du Congo, qui compte 57 millions de locuteurs, soit 51 % de sa population. L’Allemagne (14 millions), le Maroc (13 millions) et l’Italie (12 millions) complètent le tableau. La Tunisie se classe 13ᵉ et le Canada 10ᵉ en termes de locuteurs francophones.
Les données de l’OIF révèlent que 65 % des francophones résident en Afrique. TV5 Monde souligne que c’est sur ce continent que la transmission de la langue continuera à croître, enrichissant ainsi le cadre des francophones à l’échelle mondiale.
La hausse du nombre de francophones en Afrique subsaharienne peut être attribuée à une croissance démographique robuste et à des initiatives visant à améliorer l’accès à l’éducation. L’OIF ajoute que la croissance démographique prévue pourrait engendrer l’ajout d’approximativement 100 millions de nouveaux francophones entre 2025 et 2050.
De nombreuses nations, y compris l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, ont récemment mis en œuvre des politiques visant à remplacer progressivement le français par l’anglais dans divers secteurs, tels que l’éducation, l’administration et l’économie.