La question de la collation scolaire dans les écoles primaires algériennes suscite une véritable polémique entre les parents d’élèves. En cause : des consignes contradictoires appliquées d’un établissement à l’autre, certaines écoles interdisant totalement le goûter du matin, tandis que d’autres choisissent de l’encadrer strictement.
Une gestion de la collation scolaire aux règles disparates
À travers plusieurs wilayas du pays, les établissements du cycle primaire ont adopté des mesures très différentes concernant le goûter que les enfants emportent de chez eux. Cette absence d’harmonie alimente l’incompréhension des familles.
Dans certains cas, les directions ont tranché pour une interdiction totale de toute forme de collation, bouteille d’eau comprise. D’autres écoles autorisent uniquement certains aliments précis, en prohibant le reste des produits.
Enfin, une troisième catégorie d’établissements a maintenu le fonctionnement habituel, laissant les parents libres de fournir à leurs enfants la nourriture dont ils disposent à la maison.
Le cas de l’école de M’sila qui cristallise les tensions
Parmi les exemples ayant particulièrement frappé l’attention des parents figure une note émise par l’école Premier-Novembre-1954, située dans la commune de M’gra, dans la wilaya de M’sila. Le document, daté du 7 octobre 2026, portait la mention « Très important ».
À travers cette communication, l’administration a informé les parents d’élèves que le goûter était interdit sous toutes ses formes. L’interdiction s’étendait même à la bouteille d’eau, un point qui a suscité de vives réactions.
Une interdiction jugée excessive par les familles
La direction de l’établissement a demandé aux parents de respecter scrupuleusement cette consigne. Concrètement, cette décision implique que chaque élève doit se contenter de ce que l’école met à sa disposition durant la journée de classe.
Plusieurs parents se sont alors interrogés sur les raisons d’une interdiction aussi large. Leur préoccupation porte notamment sur les enfants soumis à de longues heures de cours, qui ont naturellement besoin de s’hydrater ou de manger un en-cas.
L’organisation du goûter dans le cycle primaire
Il convient de rappeler que la collation scolaire est traditionnellement servie dans les écoles primaires à un moment précis de la matinée. Ce temps de pause est fixé entre neuf heures et dix heures moins le quart.
Cette période permet aux jeunes élèves de reprendre des forces avant la reprise des apprentissages. La suppression ou l’encadrement strict de ce moment soulève donc des questions légitimes sur le bien-être des enfants.
Des interrogations sur la cohérence des directives
Le principal reproche des parents tient à l’absence d’une ligne de conduite unifiée entre les différentes structures éducatives. Un enfant peut ainsi être soumis à une règle totalement opposée à celle appliquée dans l’école voisine.
Cette variabilité des instructions, d’un établissement à l’autre, nourrit un sentiment d’injustice et de confusion. Les familles réclament davantage de clarté sur les critères qui justifient ces choix divergents.
Un débat qui dépasse le simple goûter scolaire
Au-delà de la question du repas léger, cette polémique met en lumière les disparités dans la gestion quotidienne des établissements primaires. Chaque direction semble appliquer sa propre interprétation des consignes.
Pour de nombreux parents, l’enjeu dépasse le cadre alimentaire et touche à des considérations de santé, d’hydratation et de concentration des élèves durant les heures de cours.
En définitive, cette affaire de collation scolaire révèle un besoin pressant d’harmonisation des pratiques au sein du cycle primaire algérien. Une position claire et unifiée permettrait d’apaiser les inquiétudes des familles tout en garantissant le confort des plus jeunes dans leur quotidien scolaire.


