Dans l’extrême sud du pays, l’aéroport de Bordj Badji Mokhtar s’apprête à vivre une transformation majeure. Cette plateforme aéroportuaire algérienne devrait en effet basculer vers un fonctionnement en continu, 24 heures sur 24, dès le premier semestre 2027. L’annonce émane de l’Établissement national de la navigation aérienne (ENNA), à l’issue d’une réunion de coordination organisée le mardi 6 octobre avec les autorités régionales.
Un aéroport algérien ouvert en continu dès 2027
L’infrastructure de Bordj Badji Mokhtar bénéficie aujourd’hui d’un vaste programme destiné à muscler ses capacités techniques et opérationnelles. L’objectif principal est clair : permettre à cet aéroport du grand Sud algérien de rester actif à toute heure du jour et de la nuit.
Selon les informations diffusées par l’ENNA sur ses canaux officiels, le projet vise « le passage à une exploitation de l’aéroport 24 h sur 24 au cours du premier semestre 2027 ». Cette évolution se fera en concertation étroite avec l’ensemble des organismes impliqués dans la gestion aéroportuaire.
Ce chantier stratégique a été au cœur d’une réunion présidée par le wali de Bordj Badji Mokhtar. Étaient également présents le directeur général de l’ENNA, Mounir Chermati, ainsi que plusieurs responsables des différents secteurs concernés par le développement de la zone.
Des investissements au service d’une région frontalière
Les discussions ont porté sur un double volet : les investissements déjà engagés et ceux encore programmés pour optimiser les conditions d’exploitation du site. Chaque étape vise à rendre la plateforme plus performante et plus sûre.
Au-delà de l’aspect purement technique, cette modernisation poursuit un double objectif. Il s’agit d’une part de garantir une meilleure sécurité des opérations aériennes, et d’autre part de soutenir l’essor économique de cette zone située aux confins du territoire national.
Les nouveaux équipements qui attendent la plateforme aéroportuaire
La transformation de l’aéroport ne se limite pas à l’extension de ses horaires. Elle englobe aussi une remise à niveau complète des dispositifs de navigation aérienne, essentiels à la fiabilité des vols.
Parmi les installations phares figure le système d’atterrissage aux instruments ILS/DME. Cette technologie facilite grandement les manœuvres d’approche et de pose des appareils, notamment dans des conditions de visibilité réduite.
L’étape d’homologation encore à franchir
D’après l’ENNA, « l’installation et la mise en service technique ont été achevées » pour ce système. Toutefois, le dispositif reste suspendu à une procédure d’homologation avant de pouvoir entrer pleinement en service sur le plan opérationnel.
Le programme de renforcement prévoit aussi un volet humain. Les effectifs vont être étoffés en contrôleurs aériens, en ingénieurs et en techniciens spécialisés dans les télécommunications, l’énergie ou encore le balisage lumineux des pistes.
Côté matériel, l’aéroport sera doté de véhicules de sauvetage et de lutte contre les incendies, ainsi que d’équipements complémentaires dédiés à la navigation aérienne. Ces moyens visent à sécuriser davantage chaque phase d’exploitation.
Pour conclure leurs échanges du 6 octobre, les responsables ont décidé de « poursuivre la coordination et d’accélérer la réalisation des projets prioritaires ». L’ambition affichée reste de tenir les délais fixés pour le début de l’année 2027.
Avec cette montée en puissance, Bordj Badji Mokhtar s’affirme comme un maillon essentiel du maillage aérien du Sud algérien. Son passage à une exploitation continue pourrait désenclaver davantage une région frontalière stratégique et stimuler ses perspectives de développement.

