Le nouveau Code de la route en Algérie, publié dans le dernier numéro du Journal Officiel et signé par le président Abdelmadjid Tebboune, marque un tournant majeur dans la lutte contre l’insécurité routière. Entre renforcement des sanctions, nouvelles obligations pour les conducteurs et modernisation des infrastructures, ce texte introduit plusieurs mesures destinées à réduire les accidents de la circulation et à responsabiliser tous les acteurs du secteur.
Nouveau Code de la route : des règles plus strictes pour la sécurité des passagers
Le nouveau dispositif législatif impose désormais le port obligatoire de la ceinture de sécurité pour les passagers installés à l’arrière des véhicules équipés de ce système. Cette mesure vise à renforcer la protection de tous les occupants lors des déplacements. Dans le même esprit, le transport des enfants de moins de 8 ans sur les motos et vélomoteurs est désormais interdit afin de limiter les risques liés à leur vulnérabilité sur la route.
Le texte interdit également l’utilisation de dispositifs audiovisuels à l’avant du véhicule pendant la conduite, sauf pour les systèmes de navigation ou d’assistance à la conduite. Cette disposition a pour objectif de réduire les distractions au volant et de renforcer la vigilance des conducteurs.
Infrastructures routières : les autorités appelées à agir contre les points noirs
Le nouveau Code de la route accorde une place importante à l’amélioration des infrastructures routières. Désormais, tout axe ayant enregistré au moins trois accidents durant une même année sera classé comme « point noir », ce qui permettra une intervention prioritaire des autorités compétentes pour sécuriser ces zones à risque.
Le texte prévoit également la suppression des ralentisseurs non conformes aux normes techniques. Les présidents d’APC et les services concernés devront désormais contrôler strictement l’installation des dos-d’âne afin d’assurer leur conformité et de préserver la sécurité des automobilistes. Par ailleurs, les travaux réalisés sur la voie publique seront soumis à une autorisation préalable avec obligation de remise en état des lieux dans les délais fixés.
Contrôles renforcés et sanctions plus sévères pour les contrevenants
Le nouveau cadre légal introduit aussi des mesures plus strictes en matière de contrôle routier. Les forces de l’ordre pourront désormais soumettre à un test salivaire tout conducteur ou piéton impliqué dans un accident lorsque des soupçons de consommation de stupéfiants ou de substances psychotropes existent.
Sur le plan judiciaire, les auteurs de dommages causés aux routes ou aux équipements publics devront rembourser les frais de réparation sur décision de justice. Les entreprises chargées de travaux routiers seront également tenues responsables des accidents liés à leurs chantiers ou à des négligences. Enfin, la loi prévoit des poursuites pénales contre les contrôleurs techniques, experts agréés, inspecteurs et responsables d’auto-écoles impliqués dans des pratiques frauduleuses liées à la délivrance des permis de conduire.