Les exportations françaises de blé tendre poursuivent leur progression au cours de la campagne 2025/26, portées par une forte demande marocaine et une diversification des débouchés internationaux. Malgré l’absence persistante de l’Algérie, les performances enregistrées par la filière céréalière française témoignent d’une compétitivité renforcée sur plusieurs marchés stratégiques.
Le Maroc devient le principal acheteur de blé tendre français
À la fin du mois de mars 2026, le Maroc s’est imposé comme le premier client du blé tendre français avec 2,73 millions de tonnes importées, selon les chiffres communiqués par FranceAgriMer. Ce niveau dépasse largement la moyenne observée ces cinq dernières années à la même période. Le royaume devance désormais la Belgique et l’Espagne, qui demeurent toutefois des partenaires commerciaux majeurs pour les exportateurs français. L’Égypte affiche également une hausse significative de ses achats, confirmant l’élargissement des débouchés à l’international. FranceAgriMer souligne que cette dynamique s’explique notamment par la bonne compétitivité de l’offre française en début de campagne, favorisant des ventes vers des marchés variés, y compris en Asie.
L’absence de l’Algérie continue de peser sur le marché
Malgré ces résultats encourageants, les opérateurs céréaliers restent attentifs à la situation algérienne. Traditionnellement considérée comme un marché clé pour le blé français, l’Algérie demeure absente des achats depuis le début de la campagne. Cette situation nourrit des incertitudes pour les prochains mois, d’autant que le Maroc prévoit également de suspendre temporairement ses importations entre juin et juillet en raison de perspectives favorables pour sa récolte nationale. Dans ce contexte, FranceAgriMer estime que la stratégie exportatrice française vers les pays tiers s’est montrée plus offensive, une orientation qui pourrait se poursuivre lors de la campagne 2026/27 afin de compenser certains marchés moins actifs.
Les exportations de céréales françaises progressent dans leur ensemble
Les exportations de blé tendre ont atteint 11,6 millions de tonnes à fin mars, un volume supérieur à la moyenne quinquennale et largement au-dessus du niveau enregistré lors de la campagne précédente. Les prévisions pour l’ensemble de la saison ont d’ailleurs été révisées à la hausse. L’orge connaît également une progression notable, soutenue par le retour de plusieurs acheteurs du Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite et la Libye. De son côté, le maïs français confirme son dynamisme avec des volumes exportés supérieurs aux moyennes habituelles, principalement vers les Pays-Bas, l’Espagne et la Belgique. Ces résultats traduisent la bonne tenue des céréales françaises sur les marchés internationaux malgré un environnement commercial encore marqué par plusieurs incertitudes.