Le mégaprojet laitier algéro-qatari poursuit sa structuration industrielle. Pour équiper sa ferme géante d’Adrar, Baladna Algérie a choisi des moteurs Fiat via la filiale FPT Industrial. Ce partenariat italien vient compléter une série d’accords noués avec des fournisseurs internationaux de premier plan.
Après avoir confié à l’Allemand GEA la fourniture des équipements de traite et de transformation, le complexe destiné à abriter 27 000 vaches s’appuie désormais sur le savoir-faire italien. Fiat Powertrain Technologies, plus connu sous le nom de FPT Industrial, motorisera les groupes électrogènes du site.
Cette filiale du groupe Fiat regroupe l’ensemble des centres de recherche et développement dédiés à la motorisation du constructeur transalpin. Elle concentre également la fabrication de moteurs avancés et le déploiement de nouvelles technologies industrielles.
Une filiale de Fiat motorisera les 50 groupes électrogènes de Baladna Algérie
D’après les informations spécialisées relayées sur le secteur agricole, FPT Industrial assurera la production des moteurs diesel équipant les générateurs du site. Il s’agit de blocs 6 cylindres Cursor 13, d’une cylindrée de 12,9 litres, particulièrement réputés pour leur robustesse.
Au total, ce sont 50 groupes électrogènes de modèle GP 330 S/I-A, d’une puissance unitaire de 330 kVA, qui seront installés. Ces unités énergétiques constituent un élément central du projet intégré algéro-qatari implanté dans le grand Sud algérien.
Assemblage et distribution confiés à des partenaires italiens
L’assemblage de ces générateurs sera réalisé par la société italienne Green Power Systems. La livraison de l’ensemble passera quant à elle par les distributeurs Bimotor et Avoni Industrial, selon les données disponibles sur ce contrat.
Implantée en plein milieu désertique, la ferme géante doit composer avec un environnement aride et exigeant. Une alimentation électrique continue y devient indispensable pour faire fonctionner l’ensemble des installations agricoles.
Ces moteurs Fiat joueront ainsi un rôle stratégique dans l’autonomie énergétique du site. Ils alimenteront notamment les systèmes d’irrigation, vitaux pour cultiver les vastes superficies prévues autour des étables.
Vaches américaines et équipements européens pour la ferme géante d’Adrar
Le projet repose sur un investissement colossal estimé à 3,5 milliards de dollars. Il prévoit l’exploitation de 117 000 hectares pour l’élevage de 270 000 vaches laitières à terme.
L’ambition affichée est de produire 100 000 tonnes de poudre de lait chaque année. Cette montée en puissance industrielle devrait générer environ 5 000 emplois, directs et indirects, dans la région.
Une succession de contrats internationaux depuis 2025
En mars 2025, Baladna Algérie a paraphé plusieurs contrats totalisant 500 millions de dollars avec des groupes étrangers. L’accord le plus stratégique a été conclu avec l’Allemand GEA, chargé de concevoir l’usine et les fermes bovines du complexe.
Le spécialiste allemand doit fournir une gamme complète de solutions destinées à l’élevage et à la transformation laitière. Son expertise couvre l’ensemble de la chaîne, des installations de traite aux procédés de fabrication des produits finis.
En avril dernier, un second lot de contrats d’une valeur de 635 millions de dollars a été signé. Ces engagements concernent des fournisseurs nationaux et étrangers actifs dans les services et l’approvisionnement en cheptel.
Un pont aérien pour acheminer les premières vaches
Les responsables du projet ont annoncé la mise en place d’un pont aérien dédié à l’importation des animaux. Dans une première phase, 30 000 vaches seront acheminées depuis neuf États américains.
Cette logistique aérienne illustre l’ampleur et l’urgence opérationnelle du chantier. Elle vise à constituer rapidement un cheptel performant, capable de répondre aux objectifs de production fixés par les partenaires.
Avec ce choix de moteurs Fiat, Baladna Algérie consolide une alliance industrielle mêlant savoir-faire allemand, italien et cheptel américain. Le complexe d’Adrar se profile ainsi comme l’un des projets agricoles les plus ambitieux jamais lancés en Afrique du Nord.