L’incident a pris place le mercredi 4 février 2026 à l’aéroport international Hamad, un des principaux hubs aériens du Moyen-Orient. Le vol AT 216 de la Royal Air Maroc effectuait une liaison régulière depuis l’aéroport Mohammed V de Casablanca, au Maroc, vers Doha, capitale du Qatar.
Un imprévu sur la piste de l’aéroport de Doha
Le Boeing 787 Dreamliner, immatriculé CN-RAM, entamait son approche finale sur la piste 34L peu avant 23 heures, heure locale. Selon Bladi.net, l’équipage a remarqué que la piste n’était pas entièrement dégagée. À environ 50 pieds d’altitude, les pilotes ont aperçu un Airbus A320 de Qatar Airways encore présent sur la piste après son atterrissage. Dès lors, l’atterrissage ne pouvait être effectué en toute sécurité.
Procédure standard de remise de gaz appliquée
Face à cette situation, le commandant de bord a pris la décision de remettre les gaz pour éviter tout risque de collision avec l’avion de Qatar Airways, qui n’avait pas libéré la piste. Après l’abandon de l’atterrissage, l’avion de Royal Air Maroc a repris de l’altitude pour se repositionner.
FlightAware, une plateforme de suivi de vols, indique que l’avion a effectué une boucle autour de Doha. Quelques minutes plus tard, une nouvelle approche a été amorcée, permettant un atterrissage sécurisé à l’aéroport international Hamad sans incident supplémentaire.
Comprendre la procédure de remise de gaz
La remise de gaz est une procédure standard de sécurité dans l’aviation civile, activée par le commandant de bord ou à la demande de la tour de contrôle lorsque l’atterrissage ne peut être réalisé en toute sécurité.
Cette manœuvre vise à redonner de la vitesse à l’appareil et à reprendre de l’altitude pour une nouvelle tentative d’atterrissage. Bien que surprenante pour certains passagers, cette procédure est courante lorsque la piste est obstruée, lors de mauvais temps, ou face à un problème technique temporaire.