Près de 139,3 milliards DZD de sinistres en attente en Algérie. Le secteur des assurances sous tension appelle à une réforme urgente.
Problématique Croissante d’Impayés dans les Assurances Algériennes
Le domaine des assurances en Algérie fait face à une accumulation préoccupante d’impayés, une situation qui a vu une hausse continuelle des dossiers non résolus au fil des années. Cela a amené les montants dus à des niveaux alarmants, créant un climat d’incertitude significative au sein de l’industrie. Hassen Khelifati, le PDG d’Alliance Assurances, a exprimé de sérieuses inquiétudes quant à cette dynamique qui menace la stabilité des sociétés d’assurance.
Dans un poste récent sur sa page Facebook, Khelifati a vocalisé l’urgence d’aborder cette question, soulignant que l’accumulation des impayés pourrait surpasser les actifs propres de ces compagnies, menaçant ainsi leur stabilité financière et érodant la confiance des assurés face aux retards extrêmes dans le traitement des sinistres.
Statistiques Alarmantes et Appel à une Réforme Collective
Selon un rapport du Conseil national des assurances (CNA) pour le troisième trimestre de 2025, les sinistres en attente représentent actuellement environ 139,3 milliards de dinars, concernant près de deux millions de dossiers. Parallèlement, le secteur a noté une croissance de 7,3% dans ses activités générales durant les neuf premiers mois de l’année, avec une production totale de 142,9 milliards de dinars.
Dans ce contexte difficile, Khelifati plaide pour une réforme en profondeur du secteur, soulignant le rôle essentiel de l’industrie de l’assurance dans la stabilisation de l’économie et la protection des citoyens. Il appelle à des initiatives responsables pour établir un climat de confiance durable entre les assurés et leurs assureurs.
Propositions de Hassen Khelifati pour Résoudre les Impayés
Pour combattre cette crise des impayés, Khelifati recommande plusieurs mesures. Il suggère la création d’un centre d’information spécialement dédié aux impayés pour assurer la transparence et permettre un suivi rigoureux. Il préconise également l’adoption d’un système de paiement immédiat pour traiter efficacement les requêtes de remboursement.
En s’inspirant des meilleures pratiques de la région africaine, notamment la loi Cima qui réglemente le marché des assurances dans 14 pays, Khelifati propose que les compagnies d’assurances algériennes adoptent des délais de paiement stricts et mettent en place des procédures claires pour le renouvellement et les appels d’offres. Il envisage des plans de redressement s’étalant sur 3 à 5 ans pour remettre le secteur sur les rails, favorisant ainsi une contribution plus significative à l’économie nationale.