Dans un communiqué diffusé le jeudi 13 août 2026 sur sa page Facebook officielle, la cellule de communication de l’institution monétaire a démenti l’existence d’une prétendue « instruction n°08-2026 », datée du 12 août 2026. Ce texte, qui se répand activement sur les plateformes sociales, n’émane nullement des services de la banque centrale.
L’établissement insiste sur un point essentiel : seuls le site internet officiel et les comptes authentifiés diffusent les textes réglementaires valides. Toute publication échappant à ces canaux officiels doit donc être considérée comme dépourvue de valeur légale.
Une fausse instruction sur l’allocation touristique démasquée
La Banque d’Algérie a formellement écarté toute paternité de ce document falsifié. Selon elle, cette circulaire fabriquée de toutes pièces vise à semer la confusion parmi les voyageurs algériens désireux d’obtenir leur droit de change.
Ce type de fraude documentaire n’est pas nouveau dans la région. Au Maghreb, les questions liées au change et à l’accès aux devises étrangères suscitent régulièrement rumeurs et manipulations, tant la demande demeure forte parmi les citoyens.
Pour éviter tout piège, l’institution recommande de vérifier systématiquement l’origine des informations relatives à l’allocation touristique. Un réflexe de vigilance qui protège les usagers contre les tentatives d’escroquerie et les fausses annonces.
L’instruction n°07-2026, seul texte de référence en vigueur
La banque centrale a confirmé qu’aucune modification n’avait été introduite dans la réglementation existante. L’instruction n°07-2026, datée du 13 juillet 2026, demeure le seul cadre légal encadrant l’octroi du droit de change pour les déplacements à l’étranger.
Ce texte détaille précisément les modalités d’attribution du droit de change touristique. Il prévoit son versement par carte de paiement internationale ou par carte spécifiquement dédiée à cette opération.
L’instruction fixe également les conditions d’éligibilité, les montants octroyés et les démarches à effectuer auprès des banques agréées. La Banque d’Algérie invite les citoyens à s’y référer exclusivement pour toute opération liée au change.
Les nouvelles modalités d’attribution du droit de change
Ce dispositif s’adresse aux ressortissants algériens résidant sur le territoire national. Désormais, l’allocation est mise à disposition uniquement via une carte de paiement internationale nominative, dont la souscription doit être anticipée.
Cette carte doit présenter une durée de validité minimale de trois ans. Elle constitue le seul instrument autorisé pour percevoir les fonds destinés au voyage à l’étranger.
Le bénéficiaire est tenu de détenir à la fois un compte en dinars et un compte en devises. La contre-valeur et les frais associés se règlent exclusivement en monnaie nationale, par un moyen de paiement scriptural.
Une procédure encadrée pour prévenir les fraudes
Le paiement en espèces est formellement exclu du dispositif. Le virement doit intervenir au plus tard sept jours ouvrés avant la date fixée pour le départ.
Cette exigence répond à un objectif clair : assurer la traçabilité complète des transactions. Elle vise aussi à limiter les détournements et les usages abusifs de l’allocation touristique.
Montants accordés et critères d’éligibilité
Le plafond annuel s’élève à 750 euros pour toute personne âgée de 19 ans ou plus. Les jeunes de 12 à moins de 19 ans peuvent, quant à eux, prétendre à 300 euros, dans la limite de deux enfants par foyer.
Pour en bénéficier, le voyageur doit effectuer un séjour à l’étranger d’au moins sept jours. Il ne doit pas non plus avoir déjà perçu ce droit durant la même année civile.
La période de référence retenue s’étend du 20 juillet d’une année au 19 juillet de la suivante. Ainsi, les personnes ayant obtenu l’allocation en 2025 ne peuvent y prétendre à nouveau durant la première moitié de 2026.
Un usage strictement personnel et encadré par la loi
Le montant octroyé revêt un caractère strictement individuel. Il ne peut être ni cédé, ni transféré, ni remis à un tiers, sous quelque forme que ce soit.
Ce droit de change sert exclusivement à couvrir les dépenses du séjour du bénéficiaire réel. Toute tentative de détournement expose son auteur à des sanctions prévues par la législation en vigueur.
Les contrevenants s’exposent ainsi à des poursuites judiciaires. Ces mesures dissuasives visent à préserver l’intégrité d’un dispositif encadré, dans un contexte où les affaires de fraude liées au change alimentent régulièrement l’actualité judiciaire algérienne.
Face à la multiplication des fausses annonces, la vérification des sources officielles demeure la meilleure protection pour les usagers. Se référer directement aux publications authentiques de la Banque d’Algérie reste le seul moyen fiable de connaître les règles réellement applicables à l’allocation touristique.

