La saturation de la plateforme dédiée à l’allocation chômage suscite de vives réactions chez les usagers. Interpellé au Parlement, le ministre du Travail, Abdelhak Saihi, a clarifié les raisons de ces blocages tout en annonçant des ajustements pour améliorer l’accès aux rendez-vous.
Une pression locale à l’origine des blocages
Mise en service en mars 2022 par l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), la plateforme « Minha » devait incarner la modernisation du dispositif d’allocation chômage. Dès son lancement, le système a démontré son efficacité avec plus de deux millions de dossiers traités en seulement trois mois.
Cependant, cette dynamique a rapidement révélé ses limites. Selon le ministre, les difficultés actuelles proviennent essentiellement d’un afflux massif de demandeurs concentré dans certaines agences locales. Cette pression crée un déséquilibre territorial, rendant les créneaux de rendez-vous rapidement indisponibles dans plusieurs zones.
Dans ce contexte, la saturation observée est qualifiée de phénomène « prévisible », compte tenu du volume élevé de demandes enregistrées depuis la mise en place du dispositif.
Des ajustements techniques et organisationnels en préparation
Face à ces dysfonctionnements, les autorités envisagent une série de mesures correctives. Parmi les pistes étudiées figure la réorganisation des plages horaires d’accueil afin d’augmenter la capacité de traitement dans les agences les plus sollicitées.
Parallèlement, une optimisation technique de la plateforme est en cours pour améliorer la fluidité des inscriptions et réduire les temps d’attente. Le ministère prévoit également un suivi régulier basé sur des indicateurs de performance afin d’adapter en temps réel l’offre de rendez-vous à la demande.
Concernant le suivi des dossiers, le système repose sur l’envoi de notifications par SMS via l’application. Le ministre assure que ces convocations sont tracées, garantissant une preuve d’envoi en cas de contestation, ce qui renforce la fiabilité du processus.