Plusieurs voyageurs algériens auraient été refoulés à l‘aéroport Mohammed V de Casablanca, selon un témoignage relayé par un journaliste. Les événements se seraient produits les 17 et 18 août 2026. À ce jour, aucune source officielle marocaine ou algérienne n’a confirmé ces informations.
Un témoignage évoque des refoulements à l’aéroport de Casablanca
Le journaliste algérien Moncef Aït Kaci a diffusé, le mercredi 19 août 2026 sur sa page Facebook, un récit faisant état de refus d’entrée visant des ressortissants algériens à l’aéroport Mohammed V. La personne à l’origine de ce témoignage se présente comme directement touchée par ces faits.
D’après ce récit, environ une vingtaine de voyageurs algériens auraient été renvoyés le lundi 17 août. Le lendemain, mardi 18 août, le nombre de personnes concernées aurait été encore plus élevé, toujours selon la même source.
Le témoin affirme qu’aucune justification claire n’aurait été communiquée aux voyageurs. Les agents marocains auraient seulement fait référence, de façon imprécise, aux tensions liées à Ceuta pour expliquer ces mesures restrictives.
Des familles algériennes bloquées malgré leurs documents
Le témoignage détaille notamment le cas de deux membres d’une même famille : la mère et la sœur de la personne interrogée. Venues au Maroc pour un séjour de vacances, elles auraient été empêchées d’entrer sur le territoire.
Ces deux femmes auraient pourtant présenté plusieurs pièces justificatives, dont un acte de mariage ainsi que l’adresse de proches installés au Maroc. Selon le récit, aucune vérification complémentaire n’aurait été prise en compte par les autorités.
Toujours d’après ce témoignage, le mardi 18 août, la mère et sa fille se trouvaient déjà à bord d’un vol de retour vers l’aéroport de Tunis-Carthage, après avoir été refoulées de Casablanca.
Un itinéraire compliqué par la fermeture des frontières
Ces voyageurs algériens auraient rejoint le Maroc en passant par des escales dans des pays tiers, notamment la Tunisie. Cet itinéraire indirect s’explique par l’absence de liaisons aériennes directes entre l’Algérie et le Maroc.
Les frontières aériennes entre les deux voisins maghrébins demeurent en effet fermées depuis plusieurs années. Cette situation contraint de nombreux citoyens à emprunter des trajets longs et coûteux, transitant par des aéroports étrangers pour circuler entre Alger et Rabat.
La crise de Ceuta présentée comme motif des refus
Selon le témoignage recueilli, la raison invoquée pour ces refoulements serait liée aux événements survenus à Ceuta. Les responsables marocains auraient évoqué cette crise migratoire de manière vague, sans apporter de précisions concrètes.
Pour rappel, l’enclave espagnole de Ceuta a été le théâtre de fortes tensions migratoires les 30 et 31 juillet 2026. Ces événements ont alimenté un climat particulièrement sensible dans la région, sur fond de rivalités déjà anciennes entre plusieurs acteurs du Maghreb.
Les passagers algériens arrivant au Maroc via des escales, en particulier ceux transitant par la Tunisie, semblent avoir été spécifiquement concernés par ces refus. Aucun critère précis n’aurait toutefois été communiqué aux personnes empêchées d’entrer.
Des informations qui restent à confirmer
Il convient de souligner que l’ensemble de ces éléments repose exclusivement sur le témoignage relayé par le journaliste Moncef Aït Kaci. Aucune administration, ni marocaine ni algérienne, n’a validé ces affirmations à ce stade.
Les autorités de Rabat n’ont publié aucun communiqué officiel concernant ces prétendus refoulements. En l’absence de confirmation par des sources institutionnelles, ces informations doivent donc être considérées avec prudence.
La question du traitement réservé aux voyageurs algériens au Maroc s’inscrit dans un contexte régional tendu, marqué par la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Une clarification officielle permettrait de lever les doutes entourant ces témoignages encore invérifiés.
