Transavia réduit ses vols vers l’Algérie au départ de Montpellier, un ajustement qui touche directement les liaisons vers Alger et Oran. La filiale low cost du groupe Air France-KLM conserve ces destinations, mais avec des rotations nettement moins fréquentes que par le passé. Cette révision du programme s’explique par la flambée des coûts d’exploitation supportés par la compagnie.
Concrètement, les passagers habitués à ces trajets devront s’adapter à une offre plus restreinte durant les mois à venir. La hausse du prix du carburant figure parmi les principales raisons avancées pour justifier cette contraction du calendrier aérien.
Transavia allège ses fréquences entre Montpellier et Alger
La ligne reliant Montpellier à Alger reste opérationnelle, mais son programme a été sensiblement amaigri. Pour le mois d’octobre 2026, seules quatre dessertes figurent au planning, prévues les 10, 17, 24 et 25 octobre.
D’après le calendrier diffusé par le transporteur, la liaison se poursuivra ensuite au rythme d’un seul vol hebdomadaire, chaque dimanche, et ce jusqu’en juin. Les mois de novembre et décembre compteront chacun trois rotations seulement.
Cette cadence marque un net recul par rapport aux périodes antérieures. Entre le 16 décembre 2025 et le 11 janvier 2026, Transavia proposait deux départs par semaine, le dimanche et le mardi. Du 18 janvier au 24 mars 2026, l’offre était déjà retombée à une seule rotation dominicale.
La desserte vers Oran subit aussi une coupe
La liaison entre Montpellier et Oran n’échappe pas à cette tendance à la baisse. Un unique vol est inscrit au programme pour octobre 2026, à la date du 25 octobre.
À compter de novembre, la compagnie envisage de conserver cette route avec une seule fréquence hebdomadaire, programmée le dimanche, jusqu’au mois de mars. L’offre demeure donc active, mais réduite à sa plus simple expression.
Filiale à bas coûts d’Air France-KLM, Transavia continue ainsi de relier la France à l’Algérie depuis la métropole héraultaise. Le transporteur maintient sa présence sur ces destinations, tout en resserrant considérablement son maillage par rapport aux saisons précédentes.
Le prix du kérosène pèse lourd sur les compagnies aériennes
Cette diminution des rotations s’inscrit dans un environnement dominé par la hausse continue des dépenses de carburant. Un facteur particulièrement pénalisant pour les acteurs du transport aérien qui fondent leur modèle sur des tarifs attractifs.
Interrogé par l’AFP, Olivier Mazzucchelli, directeur général de Transavia France, a jugé « quasi impossible » pour une compagnie low cost de rester rentable face à un prix du kérosène aussi élevé. Le dirigeant a pointé une équation économique de plus en plus difficile à tenir.
Il a par ailleurs souligné que les revenus engrangés en juillet et août avaient été « très bons », mais que la facture pétrolière avait largement dépassé les projections budgétaires initialement établies.
« On n’a pas la possibilité d’offrir des prix complètement élastiques avec l’augmentation du prix du pétrole », a-t-il précisé. Pour la compagnie, l’évolution des coûts énergétiques devient donc un paramètre déterminant dans la construction de son programme de vols.
La réduction de l’offre Transavia vers l’Algérie illustre les tensions qui traversent le secteur aérien low cost. Entre recettes solides et charges imprévues, les transporteurs ajustent leurs dessertes, et les voyageurs devront anticiper leurs réservations dans un contexte de raréfaction des liaisons.




