• Accueil
  • Actualité
    • Algérie
    • Maroc
  • Voyages
  • Diaspora
  • Football
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualité
    • Algérie
    • Maroc
  • Voyages
  • Diaspora
  • Football
No Result
View All Result
Maghrebactu
No Result
View All Result
Home Diaspora

Algérie : titre de séjour délivré 7 mois trop tard, l’État condamné

by Abdel
11 septembre 2026
in Diaspora
0
Titres de séjour France 2026 : Augmentation des coûts

Obtenir un titre de séjour en France relève parfois du parcours du combattant pour les ressortissants étrangers. À Marseille, la préfecture des Bouches-du-Rhône a remis à un Algérien un document déjà périmé, au terme de plusieurs années de bras de fer judiciaire. Un dénouement qui a poussé la justice administrative à sanctionner l’administration.

Un titre de séjour délivré à un Algérien après son expiration

L’affaire débute en 2022. Un ressortissant algérien né en 1953 dépose une première demande de certificat de résidence portant la mention « vie privée et familiale ». La préfecture rejette sa requête et lui notifie une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Convaincu de son bon droit, l’homme décide de contester cette décision devant la juridiction administrative. Il engage alors une longue procédure qui va s’étaler sur plusieurs années, marquée par des victoires successives restées sans effet concret.

Une succession de jugements favorables

Assisté de son avocat, le demandeur saisit le tribunal administratif de Marseille. En octobre 2023, il obtient une première décision en sa faveur : le juge enjoint au préfet de réexaminer son dossier. Mais en janvier 2024, l’administration rejette de nouveau sa demande.

Le tribunal intervient une seconde fois. Par un jugement du 5 juillet 2024, il annule le refus et ordonne la délivrance d’un certificat de résidence « vie privée et familiale » valable un an. Dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour devait lui être remise.

Un document valide jusqu’en janvier 2026 remis en août

Malgré ce second jugement favorable, la préfecture des Bouches-du-Rhône tarde à s’exécuter. Le titre de séjour établi affichait pourtant une validité courant jusqu’au 12 janvier 2026, mais il n’a jamais été transmis dans les temps à son bénéficiaire.

Le ressortissant algérien ne reçoit finalement son document que le 3 août 2026. Il se retrouve ainsi en possession d’un titre expiré depuis près de sept mois, un décalage aberrant qui l’a privé de toute possibilité de demander un renouvellement dans les délais légaux.

Une atteinte grave et manifestement illégale selon la justice

Face à cette situation, l’homme n’a d’autre choix que de retourner devant le tribunal administratif de Marseille. Il dépose une nouvelle requête, enregistrée le 27 août 2026, réclamant la délivrance effective de son certificat de résidence « vie privée et familiale ».

Dans son jugement rendu le 2 septembre, la juridiction souligne le caractère problématique de cette remise tardive. Le titre transmis ne pouvait servir à aucune démarche, notamment pour engager la procédure de renouvellement dans les temps impartis.

La chose jugée bafouée pendant plus de deux ans

Le tribunal se montre particulièrement sévère envers l’administration. Il évoque « la carence persistante de l’État, qui dure depuis plus de deux ans, à exécuter complètement un jugement », qualifiant cette inaction de « défaut caractérisé d’exécution de la chose jugée ».

Les magistrats estiment que ce « manquement porte à l’exercice par l’intéressé des libertés reconnues aux étrangers en situation régulière une atteinte grave et manifestement illégale ». Une formule forte qui souligne la gravité du dysfonctionnement.

Le tribunal impose une astreinte financière à la préfecture

Dans sa décision définitive, le juge administratif hausse le ton. Il ordonne à la préfecture de remettre sous 48 heures un document provisoire de séjour, puis, dans un délai d’un mois, le certificat de résidence « vie privée et familiale » attendu depuis si longtemps.

Pour garantir l’application de cette injonction, le tribunal assortit sa décision d’une sanction financière. « Une astreinte de 150 euros par jour est prononcée à l’encontre de l’État s’il n’est pas justifié de l’exécution de la présente ordonnance dans les délais mentionnés », précise le jugement.

Le préfet devra en outre transmettre au tribunal une copie des actes attestant des mesures prises pour se conformer à l’ordonnance. Une manière de placer l’administration sous surveillance judiciaire directe.

Cette affaire illustre les lenteurs et blocages qui pèsent sur le droit au séjour des étrangers en France. Elle rappelle aussi que la justice administrative dispose de moyens de pression, comme l’astreinte financière, pour contraindre les préfectures à respecter leurs décisions.

Related Posts

La Compagnie algérienne de dessalement (ADC) a récemment annoncé une défaillance technique au sein de la station de dessalement de Cap Blanc située à Oran. Cet incident, survenu le vendredi 20 février, a nécessité un arrêt préventif de l'installation, inaugurée un an plus tôt, le 20 février 2025, par le président Abdelmadjid Tebboune.
Actualité

Phosphate intégré : les projets d’eau industrielle livrés avant fin 2026

11 septembre 2026
titre séjour
Algérie

Incendies à Jijel : neuf pyromanes présumés derrière les barreaux

10 septembre 2026
Grâce présidentielle : Une mesure d’apaisement encadrée par des critères stricts
Football

MCA : pourquoi le nouveau président s’attaque à Belaili via la FIFA

10 septembre 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus populaires

  • Algérie : Une production pétrolière qui atteint des sommets

    Pétrole : deux nouvelles qui rassurent enfin l’Algérie

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • Tunisair : elle proteste contre 8 h de retard et se fait arrêter

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • Titre de séjour : deux Algériens déboutés après 2 ans d’attente

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • Bejaia : séisme de magnitude 3,4 ressenti par les habitants

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • Algérie-Tchad : la vraie raison de cette mission pétrolière

    0 shares
    Share 0 Tweet 0

Qui sommes-nous ?

La rédaction de Maghrebactu est constituée d'une équipe de journalistes et de rédacteurs algériens localisés en France et en Algérie. Une équipe de talents qui vous accompagnera avec des des infos pour vous informer et vous orienter sur les thématiques qui tiennent à cœur aux Algériens de la diaspora, qu'ils soient en France, au Canada ou ailleurs.
Logo

Suivez-nous

Infos pratiques

  • A propos de Maghrebactu
  • Nous contacter
  • Politique de confidentialité

© 2026 Maghrebactu - Tous droits réservés

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualité
    • Algérie
    • Maroc
  • Voyages
  • Diaspora
  • Football

© 2026 Maghrebactu - Tous droits réservés