Un ressortissant algérien a été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal judiciaire de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, pour le vol avec violences dont a été victime une octogénaire à Cannes. Son arrestation a pu être menée grâce à un système de géolocalisation dissimulé dans le véhicule employé lors de l’agression.
La scène s’est produite dans la cité balnéaire alors que la victime, une femme de 86 ans, patientait sur la voie publique en attendant l’arrivée de sa fille. Un individu de 25 ans, se déplaçant sur une trottinette électrique et portant un gilet aux couleurs voyantes, s’est alors dirigé vers elle.
Le jeune homme lui a subitement arraché son collier avant de s’enfuir. Qualifiés de vol avec violences, ces faits ont poussé les policiers municipaux à lancer une traque pour retrouver l’auteur. Le suspect faisait par ailleurs l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), accompagnée d’une assignation à résidence.
Un traceur GPS à l’origine de l’interpellation de l’Algérien
La trottinette électrique dont s’était servi l’agresseur avait elle-même fait l’objet d’un vol antérieur. L’engin était doté d’un dispositif de géolocalisation capable d’indiquer en temps réel sa position exacte.
C’est précisément grâce à ce traceur GPS que les agents municipaux ont retrouvé le suspect et l’ont arrêté en flagrant délit. Cet indice technologique a permis d’établir un lien direct entre le jeune homme et l’attaque commise contre la retraitée.
Le mis en cause a ensuite été remis aux autorités judiciaires, puis déféré devant le tribunal judiciaire de Grasse, lui aussi situé dans le département des Alpes-Maritimes. Son dossier a été traité selon la procédure de comparution immédiate.
Des explications confuses lors de l’audience
Face aux magistrats, le prévenu algérien a affirmé s’être rendu à Cannes « en vacances ». Il a soutenu avoir été délesté de tout son argent par des connaissances, avant de manifester des remords devant la cour : « J’ai honte. Je regrette », a-t-il déclaré.
Deux ans de prison ferme et cinq ans d’interdiction du territoire
Durant les débats, la présidente du tribunal a estimé qu’il fallait « perdre tout sens pour s’attaquer à une vieille dame de 86 ans ». De son côté, le ministère public avait sollicité une peine de trente mois d’emprisonnement à l’encontre de l’intéressé.
À l’issue de l’audience, le tribunal judiciaire de Grasse a prononcé une condamnation à deux ans de prison ferme. La décision a été accompagnée d’un mandat de dépôt, ce qui a entraîné l’incarcération immédiate du jeune homme.
Les juges ont en outre assorti cette sanction d’une interdiction du territoire français pour une durée de cinq ans. Cette mesure vient s’ajouter à la peine de prison retenue pour le vol du collier de l’octogénaire.
Cette affaire illustre le rôle croissant des dispositifs de géolocalisation dans la résolution rapide des faits divers. Elle relance également le débat sur l’application effective des mesures d’éloignement visant les personnes déjà sous le coup d’une OQTF en France.
