Les élections locales en Algérie se tiendront le samedi 28 novembre 2026. Après les législatives organisées le 2 juillet dernier, les électeurs retourneront aux urnes pour désigner les membres des assemblées populaires communales (APC) et des assemblées populaires de wilayas (APW). Cette échéance marque une nouvelle étape du calendrier électoral national.
Un décret présidentiel fixe la date des élections locales
C’est le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a officialisé cette échéance en signant le décret convoquant le corps électoral. Le texte a été publié au Journal officiel ce dimanche 30 août.
Selon l’article premier du décret, « le corps électoral est convoqué le samedi 28 novembre 2026 » en vue de l’élection des membres des assemblées populaires communales et de wilayas. La formulation ne laisse planer aucun doute sur la tenue du scrutin à cette date précise.
Une révision exceptionnelle des listes électorales
En prévision de ce rendez-vous démocratique, les autorités ont prévu une opération spéciale de mise à jour du fichier électoral. Cette révision exceptionnelle des listes doit permettre d’intégrer les nouveaux inscrits et de corriger d’éventuelles anomalies.
Concrètement, cette période de révision s’ouvrira le dimanche 6 septembre 2026 et se clôturera le jeudi 17 septembre 2026. Les citoyens disposeront donc d’une dizaine de jours pour vérifier ou régulariser leur situation électorale.
Le précédent scrutin de 2021 remporté par le FLN
Ces élections municipales et locales prolongent un cycle électoral engagé il y a plusieurs années. Le dernier scrutin de ce type remonte au 27 novembre 2021, soit près de trois ans avant la nouvelle échéance fixée par le président.
Ce précédent vote avait consacré la domination du Front de libération nationale (FLN). Le parti historique était sorti largement en tête en décrochant près de 6 000 sièges à travers le pays, confirmant son ancrage local.
Un nouveau responsable à la tête de l’Anie
La fixation de cette date intervient dans un contexte de réorganisation de l’administration électorale. Le 24 août, Saad Arous a été désigné à la présidence de l’Autorité indépendante des élections (Anie).
Sénateur issu du tiers présidentiel, il succède à Mohamed Charfi, qui avait quitté ses fonctions en novembre dernier. Cette nomination survient à un moment stratégique, à quelques semaines de l’organisation du scrutin local.
La répartition des sièges dans les communes et wilayas
La préparation des élections locales s’appuie également sur un cadre juridique précis. Le décret exécutif n° 26-282 définit les circonscriptions électorales ainsi que le nombre de sièges à pourvoir au sein des différentes assemblées.
Pour le volet communal, ce sont 2 855 sièges qui seront disputés lors du vote. Cette répartition reflète le poids démographique et administratif des différentes collectivités du territoire national.
Quatre wilayas en tête du nombre de sièges
Certaines wilayas se distinguent par le nombre important de sièges mis en jeu. Quatre d’entre elles occupent la première position, avec 55 sièges chacune à pourvoir lors de ce scrutin.
Il s’agit des wilayas de Chlef, d’Alger, de Sétif et d’Oran. Ces territoires figurent parmi les plus peuplés et les plus dynamiques du pays, ce qui explique leur poids électoral renforcé.
En fixant la date des élections locales au 28 novembre 2026, l’Algérie poursuit la mise en œuvre de son calendrier institutionnel après les législatives de juillet. Les prochaines semaines seront décisives, entre la révision des listes électorales et la préparation logistique du scrutin par la nouvelle direction de l’Anie.