Avec une spéculation qui semble infinie en Algérie, couvrant des produits variés allant des viandes aux voitures en passant par les fruits et légumes importés, le président Abdelmadjid Tebboune a récemment exprimé son exaspération. Il mentionne que même après l’éviction apparente de ce fléau, il trouve toujours une porte pour se réintroduire.
Initiatives récentes contre la spéculation en Algérie
Face à ce problème persistant malgré l’adoption d’une législation stricte en fin d’année 2021 et plusieurs condamnations judiciaires, le président a annoncé de nouvelles actions pour freiner cette activité préjudiciable. En effet, il a souligné la nécessité d’une vigilance quotidienne et d’une répression accrue contre les spéculateurs qui s’attaquent dorénavant aux importations.
Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, il fut particulièrement question des viandes et des fruits importés, où il a ordonné que les individus impliqués soient listés et définitivement exclus des activités d’importation.
La problématique du prix des bananes durant le Ramadan
Particulièrement illustratif, le cas de la banane montre que les prix continuent de grimper malgré l’établissement d’un plafond de prix à 400 dinars par kilogramme depuis avril de l’année précédente, qui a malheureusement servi de prix minimum plutôt que de plafond. Les intermédiaires semblent réaliser des bénéfices importants, vendant bien au-delà des 400 dinars prévus.
Quelles sont les solutions envisagées en Algérie ?
Face à cette situation où les mesures prises ont souvent abouti à des résultats contraires aux attentes, le suivi rigoureux des importateurs de produits tels que la banane semble crucial. Ces derniers sont peu nombreux et donc facilement identifiables. L’importation de ce fruit, comme d’autres produits, est normalement contrôlée et soumises à des autorisations strictes avec quotas.
Le président a souligné que contrôler strictement les importations et respecter les prix fixés sont essentiels pour contrer la spéculation, qui non seulement nuit économiquement mais défie également l’autorité régulatrice de l’État. L’expérience a prouvé que des lois dissuasives et leur application rigoureuse peuvent résoudre efficacement ces problèmes, comme en témoignent les cas de l’huile de table et des pommes de terre où les spéculations ont cessé suite à des interventions judiciaires sévères.