L’Algérie intensifie ses relations avec l’Union européenne en matière de recherche et d’innovation dans la région méditerranéenne. Un accord a été conclu à la suite de négociations qui se sont déroulées avec succès le 11 mars, portant sur la participation de l’Algérie au programme PRIMA pour la période 2025-2027.
Engagement financier de l’Algérie au programme PRIMA
Dans le cadre de cet accord, l’Algérie a décidé d’investir 6 millions d’euros dans le programme durant la même période, une information annoncée par la Commission européenne. Le programme PRIMA, qui signifie Partenariat pour la recherche et l’innovation en région méditerranéenne, vise à améliorer les capacités en recherche et innovation. Son objectif est de développer des solutions novatrices pour aborder des enjeux tels que la pénurie d’eau, la productivité agricole, et la résilience des systèmes alimentaires dans toute la méditerranée. Dix-neuf pays y prennent part.
Un engagement pour le développement durable
L’accord vient confirmer la volonté commune des deux parties de promouvoir le développement durable et la prospérité par le biais de la science et de l’innovation. Cela souligne également l’importance stratégique de cette initiative pour relever des défis globaux, en particulier dans les domaines de l’eau et de la sécurité alimentaire. Grâce à cet accord, les établissements algériens, tels que les universités, les centres de recherche, les ONG et les entreprises, pourront participer activement aux projets PRIMA pendant la période convenue.
Depuis le lancement du programme en 2018, le plus grand pays de l’Afrique a été un participant engagé. Elle a pris part à 99 projets sur 269 financés par PRIMA, contribuant ainsi à des initiatives liées à l’agriculture durable, la gestion de l’eau, la sécurité alimentaire, ainsi qu’à l’interaction entre eau, énergie, alimentation et écosystèmes. Les projets auxquels les institutions algériennes ont pris part ont reçu un financement total de 12,4 millions d’euros, dont 5,1 millions d’euros proviennent de l’Union européenne et 7,3 millions d’euros de ressources algériennes.