La ligne aérienne directe Alger-Séoul se précise : la future desserte reliant l’Algérie à la Corée du Sud comptera quatre rotations hebdomadaires. Deux d’entre elles seront opérées par Air Algérie, tandis que les deux autres reviendront à un transporteur sud-coréen encore à désigner. Cette organisation illustre la volonté des deux États de rapprocher l’Afrique du Nord et l’Asie de l’Est.
Les autorités aéronautiques des deux pays ont défini le volume de vols destiné à cette liaison entre les deux capitales. Le démarrage effectif de la ligne reste toutefois conditionné à la finalisation des procédures techniques et au choix de la compagnie coréenne appelée à participer à son exploitation.
Air Algérie assurera deux rotations hebdomadaires vers Séoul
Dans le cadre de ce dispositif, Air Algérie se verra attribuer deux créneaux de vols par semaine sur l’axe Alger-Séoul. Les deux liaisons restantes seront confiées à un opérateur sud-coréen, dont l’identité doit être dévoilée prochainement par l’autorité aéronautique de Séoul.
Ce partage repose sur un principe d’équilibre entre les deux nations. L’objectif est d’offrir aux voyageurs algériens comme sud-coréens une desserte régulière et sans escale entre le Maghreb et l’Extrême-Orient.
La nouvelle liaison devrait séduire des profils variés de passagers. Professionnels, investisseurs, touristes et membres des diasporas des deux pays figurent parmi les publics visés. Elle pourrait aussi fluidifier les échanges économiques entre Alger et Séoul.
Un pont aérien pensé pour les voyageurs et l’économie
En supprimant les correspondances jusqu’ici indispensables, cette route directe réduira sensiblement les temps de trajet. Un tel gain profite en priorité aux acteurs du commerce et de l’industrie qui travaillent sur les deux marchés.
Pour l’Algérie, cette ouverture s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification de ses connexions internationales. Le pays cherche à multiplier les lignes long-courrier au départ de sa capitale.
Un accord bilatéral à l’origine de la liaison directe
L’annonce du nombre de rotations survient peu de temps après la signature d’un accord entre les autorités algériennes et sud-coréennes. Ce texte est consacré au renforcement des liaisons aériennes entre les deux pays.
L’entente a été scellée à Alger, à l’occasion d’une rencontre dédiée à l’aviation civile. Cet événement s’est tenu dans le cadre du 20e anniversaire du partenariat stratégique unissant l’Algérie et la République de Corée.
Les deux délégations avaient alors validé le principe d’une desserte directe entre les deux capitales. Air Algérie a été retenue pour représenter la partie algérienne, en attendant la nomination d’un transporteur coréen chargé de compléter l’exploitation de la ligne.
Un partage de codes prévu entre les deux compagnies
Les responsables ont également anticipé la mise en place d’un mécanisme de partage de codes, plus connu sous le terme de « code share ». Ce système lie les deux transporteurs sur certaines opérations commerciales.
Concrètement, Air Algérie et la future compagnie sud-coréenne pourront commercialiser certains vols sous leurs propres références. Ce dispositif élargit l’offre de réservation et simplifie le parcours des passagers.
Une nouvelle étape dans les relations Algérie-Corée du Sud
Avec cette desserte de quatre fréquences hebdomadaires, Alger et Séoul franchissent un cap dans le développement de leur coopération aérienne. La liaison vient concrétiser des mois d’échanges diplomatiques et techniques.
Ce rapprochement s’ajoute à un contexte de coopération élargie entre les deux pays. Les partenariats économiques, notamment dans le secteur énergétique, se sont intensifiés ces dernières années.
Pour le Maghreb, cette ouverture vers l’Asie confirme la position d’Alger comme plateforme de connexion entre plusieurs continents. La capitale algérienne consolide ainsi son rôle de carrefour aérien régional.
La date exacte du lancement commercial sera annoncée dès l’achèvement des démarches opérationnelles. En attendant, la désignation du transporteur coréen constitue la dernière étape décisive avant l’ouverture de cette route reliant l’Algérie à la Corée du Sud.

