Articles Populaire

Aéroport d’Alger : une intrigue autour de transferts suspects de devises

Un importateur algérien, identifié par les initiales Y. S., est au cœur d’une affaire judiciaire liée à des transferts de devises jugés suspects. Ce dossier met en cause des documents financiers associés à des marchandises en provenance d’Espagne, ayant transité par l’aéroport d’Alger.

Démarche judiciaire et accusations

Le tribunal correctionnel de Dar El Beida, dans la wilaya d’Alger, a ouvert le procès de Y. S. le mercredi 1er avril 2026 pour infraction à la législation sur les changes et aux règles encadrant les flux de capitaux internationaux. Selon les éléments exposés à l’audience, les douanes ont lancé une enquête après la détection de deux factures suspectes liées à des marchandises arrivées via l’aéroport d’Alger, en provenance de Barcelone, pour un montant total de 1 296 euros.

Les investigations ont notamment porté sur les circuits financiers associés à ces opérations transitant par l’aéroport d’Alger, point d’entrée stratégique des flux commerciaux. Avant l’ouverture des débats, la défense a soulevé la question de la prescription, en s’appuyant sur les récentes modifications du code de procédure pénale fixant à cinq ans le délai applicable. Le tribunal a décidé d’examiner cet argument avant de poursuivre l’instruction.

Aéroport d'Alger : une intrigue autour de transferts suspects de devises

Les irrégularités révélées

L’enquête des douanes algériennes a mis en lumière des écarts significatifs entre les montants déclarés et les sommes réellement transférées, dans le cadre d’opérations liées à des marchandises passées par l’aéroport d’Alger. Y. S. dispose d’un compte à la Gulf Bank Algérie (AGB), censé centraliser ces transactions.

En parallèle, son partenaire espagnol aurait déclaré seulement une partie des montants perçus, conservant une marge estimée à 70 % du total. Ces pratiques, identifiées dans le cadre d’échanges commerciaux impliquant l’aéroport d’Alger, ont conduit les enquêteurs à suspecter un transfert illicite de devises en violation de la réglementation en vigueur (système 01-07).

Position de l’accusé et défense

Aéroport d'Alger : une intrigue autour de transferts suspects de devises

À la barre, Y. S. a rejeté toute implication dans des opérations illégales, affirmant que les montants en question relevaient exclusivement de la gestion de son partenaire étranger. Il a soutenu que les transactions liées aux importations via l’aéroport d’Alger étaient conformes à ses obligations et qu’il n’avait aucun rôle dans d’éventuelles sous-déclarations.

La défense a également insisté sur l’ancienneté des faits, remontant à 2016, et a réitéré la demande d’application de la prescription. De son côté, le ministère public a requis une peine de trois ans de prison ferme, assortie d’une amende équivalente au double du montant présumé de l’infraction. Le tribunal a finalement décidé de reporter le verdict au 14 avril 2026, afin de trancher à la fois sur le fond du dossier et sur la validité de l’argument de prescription.

Elisée
Elisée
Editeur chevronné du web, je vous propose des articles qui traitent de l'actualité du maghrébine et de la diaspora en général.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

© 2026 Maghrebactu. Tous droits réservés.