À Nice, un Algérien atteint d’un cancer rare risque l’expulsion malgré un suivi médical jugé indispensable par ses médecins en France.
Un ressortissant algérien gravement malade face à l’expulsion
Abderraouf Bouamra, un Algérien âgé de 37 ans résidant à Nice, est menacé d’expulsion malgré sa situation médicale critique. Diagnostiqué en 2021 avec un lymphome agressif, il dépend d’un suivi médical crucial que la France lui offre actuellement. Il est arrivé en France en novembre 2022 avec un sauf-conduit pour raison médicale pour recevoir des traitements spécialisés.
Un traitement vital en cours à Nice
Depuis son arrivée, Abderraouf Bouamra a été pris en charge par l’hôpital L’Archet à Nice où il a suivi des protocoles thérapeutiques adaptés à son état. En juillet 2023, une allogreffe de cellules souches, son seul espoir de survie, a été réalisée. Après l’opération, il a reçu un titre de séjour « vie privée et familiale », renouvelé jusqu’au 18 mars 2026.
Appel pour le maintien du patient en France
En mai 2025, un certificat médical a été émis par l’hématologue d’Abderraouf Bouamra, soulignant que le retour en Algérie comporterait un risque vital. Des examens récents, datant de mars 2026, insistent sur la nécessité d’une surveillance médicale continue et spécialisée en France.
Opposition de l’Ofii et recours judiciaire engagé
L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) a néanmoins contesté ce besoin, estimant que le système médical algérien est adéquat pour son traitement. Sur cette base, la préfecture a ordonné une OQTF, ce qui entraîne la fin de son séjour provisoire en France. L’avocat d’Abderraouf Bouamraf, Me Rudy Salles, a déposé un recours auprès du tribunal administratif de Nice, citant l’importance d’un suivi post-opératoire spécialisé. Le tribunal doit désormais trancher entre les évaluations médicales divergentes.
