Le tribunal de Boufarik a rendu, ce jeudi 21 mai 2026, son verdict dans l’affaire opposant la créatrice de contenu Jihane Brahmia à l’entreprise Bellat. Connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Vitamine J », la nutritionniste a été condamnée à une amende de 50 000 dinars algériens après la diffusion d’une vidéo évoquant les risques liés aux produits alimentaires fumés, dans laquelle le logo de la marque apparaissait clairement.
Une vidéo de sensibilisation à l’origine du litige
L’affaire trouve son origine dans une publication vidéo consacrée aux dangers potentiels du poulet fumé industriel et aux substances utilisées dans certains emballages alimentaires. Bien que la séquence se voulait informative et préventive, la présence visible de la marque Bellat a provoqué la réaction de l’entreprise.
Le directeur général du groupe a accusé Jihane Brahmia de porter atteinte à l’image de la société et de mener une campagne ciblée contre la marque. Selon ses déclarations, cette démarche ferait suite au refus de Bellat de financer un événement sportif lié à la famille Brahmia.
La créatrice annonce son intention de faire appel
À la suite du jugement, Jihane Brahmia a indiqué, dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, qu’elle comptait faire appel de la décision conformément aux procédures judiciaires prévues par la loi.
Cette affaire intervient quelques jours après un autre verdict rendu par le tribunal de Bir Mourad Raïs dans un dossier connexe impliquant Mourad Melah. Le 13 mai dernier, ce dernier a été condamné pour diffamation après plusieurs mois de controverse médiatique autour de cette affaire. Dans sa décision, la justice avait notamment écarté tout lien entre Amar Brahmia, Jihane Brahmia et la société Bellat, rejetant également les accusations de pression ou de tentative de chantage visant l’entreprise.
Une polémique qui continue d’alimenter le débat
La controverse remonte à juillet 2025, lorsque Jihane Brahmia avait publié une vidéo dénonçant les risques sanitaires associés à certains pâtés de poulet fumé industriels. Sans citer explicitement de marque, cette prise de parole avait rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
En réponse, Mourad Melah avait accusé l’influenceuse d’agir par esprit de revanche après le refus de Bellat de sponsoriser une manifestation sportive organisée par son grand-père, Amar Brahmia, figure connue du sport algérien.
Même si plusieurs décisions de justice ont déjà été rendues, le différend entre les différentes parties semble encore loin d’être clos. Les recours annoncés pourraient prolonger une affaire qui continue de susciter un vif intérêt médiatique et public.