À l’aube de l’Aïd-el-Adha 2026, la question brûlante des prix élevés de la viande en Algérie continue de susciter des discussions. Le ministre de l’Agriculture, Yacine Oualid, a récemment déclaré que cette situation découle principalement des coûts de production élevés plutôt que d’une quelconque pénurie du cheptel. En effet, le prix de la viande ovine locale a atteint plus de 3.000 dinars avant d’être plafonné par le gouvernement à 2.500 dinars. Par comparaison, la viande importée dépasse à peine les 1.000 dinars. Cette disparité tarifaire est un défi majeur pour la compétitivité de la filière ovine algérienne.
Comparaison avec les viandes importées
Historiquement, l’Algérie s’est appuyée sur l’importation de viandes de divers pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, où la chaîne de production est bien structurée. Ces nations bénéficient de méthodes de production extensives, réduisant ainsi leurs coûts par rapport aux modes de production intensifs algériens. Les coûts de production des viandes locales restent un obstacle majeur à leur compétitivité, avec notamment un coût important lié à l’alimentation du bétail. Une étude récente a montré que les systèmes de production, comme le mode naisseur-engraisseur, sont plus rentables, affichant des coûts nettement inférieurs aux méthodes traditionnelles.
Stratégies pour améliorer la compétitivité
Pour redresser la situation, plusieurs mesures sont suggérées. Il est primordial de renforcer les pratiques agricoles locales, tout en réduisant l’épuisement des ressources naturelles. De plus, développer une filière fourragère plus abondante et diversifiée pourrait aider à diminuer les coûts alimentaires. Le rôle des associations professionnelles et des institutions est également crucial pour instaurer un pastoralisme durable. Celles-ci pourraient s’engager directement avec les communautés locales afin de concevoir des stratégies économiques viables tout en respectant les impératifs écologiques. En somme, ces efforts concertés pourraient permettre aux producteurs algériens de bénéficier d’une meilleure compétitivité sur le marché.