Le prix du carburant a légèrement grimpé dans le monde entier en avril 2026. Malgré cela, l’Algérie se classe parmi les six pays où l’essence reste la plus abordable. Les chiffres révèlent de grandes disparités entre les pays, reflet des politiques énergétiques variées.
En avril 2026, le prix du litre d’essence en Algérie était de 0,355 dollar, la plaçant à la sixième position mondiale pour les coûts les plus bas d’essence, d’après GlobalPetrolPrices au 27 avril 2026. Comparé à la moyenne mondiale de 1,49 dollar le litre ce même mois, le coût algérien est bien inférieur, avec un différentiel dépassant un dollar.
Classement Mondial des Pays aux prix du carburant les plus bas
La Libye domine le classement du prix du carburant avec un tarif de 0,024 dollar par litre. Elle est suivie de près par le Venezuela (0,029 dollar) et l’Iran (0,035 dollar). Ces pays proposent des prix bien en dessous de la moyenne mondiale.
Quant à l’Angola, il se positionne en quatrième place avec 0,327 dollar le litre, suivi du Koweït à 0,341 dollar. L’Algérie, avec 0,355 dollar, complète ce top 6. En Afrique, elle se classe troisième après la Libye et l’Angola, l’Égypte se trouvant au huitième rang mondial avec 0,454 dollar.
Analyse des écarts de prix dans le monde
Un rapport d’Africa Business Insider, site spécialisé en économie africaine, analyse ces écarts importants. Il explique que cela résulte des politiques énergétiques variées et des subventions appliquées. Par ailleurs, GlobalPetrolPrices rappelle que les pays pétroliers ont tendance à maintenir des prix bas.
Certains États jouent sur une production abondante pour conserver des tarifs réduits, tandis que d’autres optent pour une aide publique afin de contrôler le coût du carburant. Ces choix influent directement sur les prix payés par les consommateurs, justifiant ainsi les écarts observés.
En Algérie, des tarifs bas allègent les coûts du transport et de l’énergie, contribuant à la stabilité des prix des biens et services. Cette situation améliore le pouvoir d’achat en réduisant les dépenses en transport et énergie, renforçant ainsi la demande intérieure. La compétitivité des secteurs économique, tels que l’industrie, la logistique et l’agriculture, en bénéficie également.
Néanmoins, pour pérenniser ces bénéfices, le rapport d’Africa Business Insider propose des réformes structurelles, comme l’amélioration des capacités de raffinage, la diversification des énergies et le développement des infrastructures. Cela permettrait de transformer les coûts énergétiques réduits en gains durables tout en réduisant la pression sur les finances publiques.