Une enquête judiciaire en Espagne révèle un réseau présumé de trafic de visas Schengen impliquant le consulat d’Espagne à Alger, avec des soupçons de corruption et de blanchiment d’argent.
Système de trafic de visas Schengen révélé à Alger
Une enquête menée par le système judiciaire espagnol a mis en lumière une affaire de trafic de visas Schengen dans le consulat d’Espagne à Alger, impliquant directement des membres du personnel consulaire dans des activités illicites concernant la délivrance de visas à des ressortissants algériens.
Selon le média espagnol The Objective, Vicente Moreno, occupant la fonction de numéro deux au consulat d’Espagne à Alger, a été interpellé par les forces de l’ordre espagnoles. Il a été arrêté en même temps qu’un Algérien considéré comme un collaborateur au sein du consulat.
Le tribunal central d’instruction d’Espagne a ordonné la détention provisoire des deux individus. Les enquêteurs estiment que ces derniers jouaient un rôle clé dans une organisation qualifiée de « structure criminelle », facilitant l’obtention de visas contre rémunération.
Montants financiers associés au trafic de visas
Les montants réclamés dans ce cadre pouvaient atteindre 25 000 euros par famille pour faciliter l’obtention de visas Schengen, un montant largement supérieur aux frais administratifs conventionnels. Des opérations financières suspectes en Espagne, liées à l’achat de véhicules, sont considérées comme des tentatives de blanchiment d’argent par les autorités.
Problèmes de rendez-vous pour les demandeurs algériens
Dans un contexte déjà compliqué pour les demandeurs en Algérie, cette affaire s’ajoute aux difficultés concrètes pour obtenir un rendez-vous de dépôt de dossier via BLS International, organisme chargé de la gestion administrative des demandes pour l’Espagne. Malgré des annonces de mesures pour contrer les pratiques illégales, les intermédiaires continuent de proposer des rendez-vous payants, en dépit de leur disponibilité gratuite.
Des alertes antérieures avaient été émises au ministère des Affaires étrangères espagnol par des entrepreneurs concernant des refus de visas jugés incohérents. Les investigations actuelles révèlent l’existence d’une « structure criminelle » et apportent de nouvelles informations sur la conduite interne au consulat.
Urbanisation Départementale conclut que le manque de coordination entre le réseau découvert et les intermédiaires offrant des rendez-vous payants reste une énigme. Néanmoins, la suite des investigations en Espagne devrait éclaircir la situation.