Le constructeur auto chinois Chery a réitéré son projet de monter une unité de production en Algérie. Cette annonce coïncide avec le Salon automobile de Pékin, qui se tient du 24 avril au 3 mai 2026. Les représentants de Chery ont souligné les progrès réalisés concernant ce projet industriel.
L’engagement de Chery envers le marché algérien
À Pékin, Jeff Zahang, directeur exécutif de Chery, a confirmé l’importance du marché algérien pour la marque. Il a expliqué que des démarches sont en cours pour démarrer la production de la gamme Tigo en Algérie. Lors d’une intervention le 26 avril 2026 sur El Bilad TV, Zahang a parlé des discussions en cours avec les distributeurs locaux pour améliorer l’organisation des opérations.
Un projet ambitieux datant de novembre 2023
Chery a déclaré, le 11 novembre 2023 à Alger, son ambition d’ériger une usine sur le sol algérien. Cet événement a été célébré en présence des ministres algériens de l’Industrie et du Commerce. Ce retour sur le marché algérien a été motivé par la récente autorisation d’importer des véhicules neufs.
La capacité initiale de production est estimée à 24 000 véhicules par an, avec une ambition d’atteindre 100 000 unités annuelles d’ici trois ans. Les détails des investissements restent flous. Les modèles Tigo 2 Pro et Arrizo 5 sont souvent mis en avant lors de salons automobiles par le partenaire local ALC.
Défis pour la localisation de l’usine
Divers sites, notamment à Bordj Bou-Arréridj et Chlef, sont envisagés pour l’usine. Cependant, aucune décision officielle n’a été prise, ralentissant le processus en raison d’un manque de consensus sur l’emplacement du terrain industriel. Le projet a été enregistré auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement, mais attend toujours les autorisations officielles.
Suivi du projet par les autorités nationales
Chery a tenu des réunions avec Sifi Ghrieb, alors ministre de l’Industrie, afin de clarifier les étapes à suivre pour ce projet industriel. Malgré ces rencontres, aucune avancée concrète n’a été observée. Le nouveau ministre mentionne l’intérêt d’autres marques chinoises pour des projets similaires en Algérie, bien qu’aucun nom n’ait été divulgué pour le moment.