Face à la flambée des prix de la tomate en Algérie, les autorités se concentrent sur des solutions pour remédier aux failles de cette filière essentielle. Lors d’une réunion qui s’est tenue récemment, les ministères de l’Agriculture et du Commerce intérieur ont réuni les acteurs clés pour discuter des mesures à prendre.
Stabilisation des prix et production soutenue
Le ministre de l’Agriculture a mis l’accent sur la nécessité de stabiliser les prix de la tomate. Il a évoqué l’adoption de mesures incitatives pour encourager les agriculteurs et renforcer la production. Cependant, un manque de régulation et d’organisation persiste, ce qui conduit à des fluctuations importantes des prix. Par moments, une surproduction provoque des pertes financières pour les producteurs, tandis qu’en pénurie, les prix flambent. Un communiqué conjoint de la réunion a félicité la dynamique positive de la filière tomate ces dernières années. L’autosuffisance en tomate industrielle a été possible grâce aux efforts des producteurs soutenus par l’État. Poursuivre ces initiatives est essentiel pour assurer la stabilité des prix.
Renforcement de la filière stratégique
La ministre du Commerce intérieur a souligné l’importance de soutenir cette filière stratégique. Elle a insisté sur l’amélioration des mécanismes de distribution pour empêcher les pratiques illégales pouvant perturber le marché. Selon elle, une coordination étroite entre les acteurs du secteur est cruciale pour garantir un approvisionnement fluide du marché.
Un plan en cinq points pour réformer la filière tomate
Les professionnels du secteur ont exprimé leurs inquiétudes sur plusieurs aspects, notamment l’accès aux terres, l’irrigation, le financement et les impacts du changement climatique. En réponse, le ministre de l’Agriculture a annoncé un plan d’action en cinq points :
- Faciliter l’obtention de la carte d’agriculteur à travers un nouveau texte réglementaire.
- Favoriser la formation de coopératives pour améliorer la commercialisation.
- Lancer des initiatives locales pour produire des semences hybrides.
- Développer des mécanismes de financement et d’assurance adaptés au secteur.
- Créer des zones industrielles dédiées, soutenues par l’Agence nationale de la promotion de l’investissement, pour la transformation des produits agricoles.
Ces actions visent à renforcer la filière tomate en Algérie, en misant sur une meilleure régulation et un soutien actif aux producteurs.