Algérie économie 2026 : 4e puissance de la région MENA avec un PIB de 915 milliards $ selon le FMI. Classement, croissance et perspectives à découvrir.
Algérie : Quatrième plus grande économie de la région Mena en 2026
Selon les données fournies par le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport World Economic Outlook d’octobre 2025, l’Algérie se positionne au quatrième rang des économies du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (Mena) pour l’année 2026, en utilisant la méthode de la parité de pouvoir d’achat (PPP). Le produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie est estimé à 915,79 milliards de dollars, une approche qui permet d’analyser la production et la consommation tout en tenant compte des prix locaux.
Dans ce classement, l’Arabie Saoudite se tient en tête avec un PIB atteint de 2,85 trillions de dollars, suivie par l’Égypte avec 2,53 trillions de dollars, et les Émirats Arabes Unis, qui sont à la troisième position avec un PIB de 999,95 milliards de dollars. L’Algérie, avec ses 915,79 milliards de dollars, se situe juste après eux. Ensuite viennent l’Irak avec 739,13 milliards de dollars, suivi par le Maroc à 457,52 milliards de dollars. Le Qatar, le Koweït, Oman et la Tunisie occupent les rangs inférieurs de ce tableau économique. À l’échelle mondiale, l’Algérie occupe le 39e rang, surpassant notamment la Suisse qui, selon le même indicateur, a un PIB de 909,09 milliards de dollars. Cette position indique plus clairement l’importance de l’économie algérienne dans les échanges et la consommation.
Éléments de la croissance économique
Plusieurs facteurs expliquent cette situation économique. Le FMI souligne que l’augmentation des prix de l’énergie, combinée à une forte demande de gaz naturel, a favorisé l’accroissement des revenus étrangers. Cela a renforcé les réserves de change et permis le financement de divers projets dans les secteurs minier et industriel. Les revenus générés par les hydrocarbures ont également contribué à soutenir certaines activités industrielles et à établir de nouvelles chaînes de production. Parallèlement, une partie de la croissance provient de secteurs en dehors des hydrocarbures, ce qui a atténué l’impact des variations des taux de change. Le FMI anticipe une croissance de 2,9 % pour l’économie algérienne en 2026, estimations dérivées d’indicateurs macroéconomiques jugés stables, ainsi qu’un niveau de réserves jugé élevé.
Position de l’Algérie dans le Maghreb
Dans le contexte du Maghreb, l’Algérie devance le Maroc en ce qui concerne la taille de son économie. Elle occupe la deuxième place en Afrique du Nord, juste derrière l’Égypte. Cette situation s’explique par la présence d’une base industrielle et minière plus développée, facilitée par les ressources énergétiques disponibles. Dans les pays voisins, certaines économies dépendent davantage de secteurs comme le tourisme ou les industries légères. En revanche, l’Algérie bénéficie d’un marché intérieur plus vaste, où le niveau de consommation soutient l’activité économique. Le pays se distingue également de plusieurs économies du Golfe de taille intermédiaire, mettant en lumière l’importance de la demande interne.
Attractivité pour les investisseurs
Avec un PIB avoisinant les 1 000 milliards de dollars en PPP, l’Algérie devient de plus en plus séduisante pour les investisseurs, en particulier dans les domaines industriel et technologique. Le FMI note que des réformes sont actuellement mises en œuvre pour favoriser le développement du secteur privé et améliorer les conditions d’investissement. L’institution insiste aussi sur le fait que diversifier l’économie demeure un défi. Les autorités s’attachent à plusieurs axes, y compris le développement des minerais rares, l’expansion des énergies renouvelables, et le renforcement des activités industrielles. Ces initiatives visent à élargir la base économique et à diminuer la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures, tout en préservant un niveau d’activité stable dans d’autres secteurs.