L’Algérie tire profit de la crise énergétique créée par les événements au Moyen-Orient début 2026, laquelle a conduit à des perturbations majeures dans l’industrie pétrolière et gazière mondiale. Dans ce cadre, le pays a bénéficié d’une augmentation des prix du pétrole et du gaz, profitant des difficultés rencontrées par les États du Golfe.
Algérie : Impact de la Conflit sur le Marché Énergétique
Les hostilités débutées fin février 2026 contre l’Iran, accompagnées de frappes sur diverses infrastructures énergétiques dans le Golfe, ont provoqué d’importantes fluctuations sur les marchés pétroliers et gaziers. En quelques semaines, le prix du pétrole a grimpé, évoluant d’une fourchette de 60 à 70 dollars le baril pour dépasser les 90 dollars, atteignant même des pics à 120 dollars par baril.
Le segment du gaz a également été impacté, en particulier en Europe, où les prix ont augmenté, passant d’environ 31 euros par mégawattheure à 45 euros, avec des pics dépassant 62 euros lors de certaines périodes. Ces variations sont attribuées à l’incertitude quant aux approvisionnements et aux tensions dans la région du Golfe.
L’Accélération des Projets Pétroliers et Gaziers en Algérie
Dans cette conjoncture, l’Algérie a décidé d’intensifier ses projets dans le secteur des hydrocarbures. En février 2026, la compagnie nationale Sonatrach a annoncé le lancement d’un plan de forage ambitieux, le plus grand de son histoire, visant le forage de 500 puits d’exploration et le développement de 950 puits de production.
Ce programme comprend aussi une extension des campagnes sismiques ainsi qu’une analyse de nouvelles données géologiques, dans le but d’augmenter la production et les exportations d’hydrocarbures dans les années à venir. De plus, Sonatrach a signé un accord en 2025 avec Medad Energy pour explorer le bassin d’Illizi, dans le cadre d’un projet évalué à 5,4 milliards de dollars.
Demande Croissante pour le Gaz Algérien
La crise dans le Golfe a renforcé l’intérêt pour le gaz algérien sur le marché européen. Des discussions sont en cours avec l’Italie et l’Espagne pour augmenter les volumes d’exportation, notamment via le gazoduc Medgaz. Les volumes de livraison pourraient passer de 28 millions de mètres cubes par jour à 32 millions, selon des informations relayées par la presse espagnole.
L’Algérie a également reçu des sollicitations de pays asiatiques, comme le Vietnam, pour l’approvisionnement en pétrole brut et en gaz naturel liquéfié. Cette dynamique se produit dans un contexte de hausse des prix et de recherche de fournisseurs alternatifs. Avec ces développements, l’Algérie continue d’élargir ses capacités de production et de renforcer ses partenariats dans le domaine énergétique, ce qui a suscité un regain d’intérêt pour ses hydrocarbures, particulièrement ceux provenant du Nord de l’Afrique.