Le verdict concernant l’affaire de Meriem Boundaoui, une adolescente d’origine algérienne, tuée par balle à Montréal en février 2021, a été annoncé. Après plusieurs jours de délibérations, le jury a déclaré Salim Touaibi, âgé de 29 ans, coupable de meurtre au premier degré. À ses côtés, Aymane Bouadi, 30 ans, a été acquitté des charges qui pesaient sur lui.
Affaire Meriem Boundaoui : Un procès suivi de près
La décision a été rendue au palais de justice de Montréal, et elle conclut un procès qui a attiré une grande attention en raison des circonstances entourant le drame et du profil de la victime. Salim Touaibi, reconnu coupable de meurtre au premier degré, est condamné à une peine de réclusion à perpétuité, avec une période minimale de 25 ans avant de pouvoir demander une libération conditionnelle. En outre, il a été déclaré coupable de quatre tentatives de meurtre.
Une fusillade dans un contexte de tensions
Les événements se sont produits le 7 février 2021, dans le quartier de Saint-Léonard, plus précisément sur la rue Jean-Talon. Selon les éléments avancés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales, cette fusillade s’inscrit dans un climat de tension entre deux familles impliquées dans des affaires commerciales locales.
Ce jour-là, les deux accusés, Salim Touaibi et Aymane Bouadi, circulaient dans une voiture Mercedes louée et se sont arrêtés près d’un groupe rassemblé autour d’une Volkswagen Jetta. La situation s’est rapidement détériorée.
Lors de son témoignage, Salim Touaibi a reconnu être le tireur. Il a expliqué que certains gestes de la foule lui paraissaient menaçants, notamment ceux d’un individu avec un sac sombre, qu’il soupçonnait de contenir une arme. Il a également noté que les vitres teintées de la voiture empêchaient une bonne visibilité à l’intérieur.
Il a alors déclaré avoir saisi une arme à feu qui se trouvait à l’arrière du véhicule avant d’ouvrir le feu, affirmant qu’il ne visait pas à toucher qui que ce soit, mais cherchait à intimider pour éviter que la personne au sac à dos n’attaque.
Des conséquences tragiques
Meriem Boundaoui, qui se trouvait du côté passager de la Volkswagen Jetta, a été mortellement atteinte par les tirs. Quatre autres personnes présentes sur les lieux ont également été blessées. Le compagnon de la victime, qui tentait de lui porter secours, a témoigné en disant qu’il avait commencé à lui fournir les premiers soins, mais qu’il n’obtenait aucune réponse, étant en état de choc.
L’enquête a permis de retracer l’origine de l’arme utilisée. Selon les éléments présentés, elle avait été assemblée à partir de pièces achetées en ligne, et Salim Touaibi a admis s’en être débarrassé après les faits. Son dossier indique également des antécédents d’infractions liées aux armes à feu.
La suite judiciaire
D’un côté, Aymane Bouadi a été acquitté de toutes les charges. Son avocat a exprimé le soulagement de son client, qui espère retrouver sa famille après une longue séparation. De l’autre, la défense de Salim Touaibi envisage un appel. Les procureurs du Directeur des poursuites criminelles et pénales n’ont pas souhaité commenter le verdict. Une prochaine étape judiciaire est à prévoir, où les proches de Meriem Boundaoui seront entendus lors d’une audience sur les conséquences de ce crime.