Le 9 mars 2026, le tribunal correctionnel de Paris a débuté le procès de la compagnie aérienne Swiftair, impliquée dans l’accident mortel du vol AH5017 d’Air Algérie, qui s’est produit le 24 juillet 2014 au Mali. La compagnie est accusée d’homicides involontaires. Ce tragique accident avait entraîné la mort de tous les 116 passagers à bord. Le vol en question assurait la liaison entre Ouagadougou au Burkina Faso et Alger, opéré par Swiftair sous un accord de location avec Air Algérie. L’accident est survenu dans une région désertique du nord du Mali, proche de Gao.
Les circonstances troublantes d’un vol tragique
Dans la nuit du 24 juillet 2014, l’avion a décollé de l’aéroport de Ouagadougou avec à son bord des passagers de diverses nationalités et son équipage. Peu de temps après son départ, l’avion a rencontré des conditions météorologiques défavorables au-dessus du Sahel. Environ cinquante minutes plus tard, toutes communications avec le contrôle aérien ont été perdues, et l’avion a disparu des radars.
Des opérations de recherche ont été rapidement initiées dans le secteur. Avec le soutien de forces internationales présentes au Mali, les débris de l’appareil ont été localisés. Suite à cet accident, une investigation judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris, renforcée par une enquête technique du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA).
L’examen des responsabilités de Swiftair
Selon des informations recueillies, Swiftair était aux commandes de l’appareil lors du crash, prenant en charge à la fois les pilotes et l’opération du vol. L’instruction a porté une attention particulière à la formation et à l’entraînement des pilotes de Swiftair, des éléments jugés essentiels pour comprendre les causes de l’accident.
Après plusieurs années de débats sur la compétence juridique, les tribunaux français ont finalement obtenu le droit d’instruire l’affaire, principalement en raison du nombre élevé de victimes françaises. Les audiences actuelles cherchent à analyser les preuves recueillies pour déterminer les fautes éventuelles de la compagnie espagnole dans la gestion du vol.
Position de Air Algérie dans ce procès
Durant les investigations, il a été établi que Air Algérie n’avait pas la gestion opérationnelle de l’avion, ce dernier étant sous la responsabilité de Swiftair avec qui elle avait signé un contrat de location. Par conséquent, Air Algérie n’est pas mise en cause dans ce procès qui se focalise sur les agissements de Swiftair.