L’Arabie saoudite domine le classement régional des réserves de devises
Selon l’analyse publiée par Global Firepower, le royaume saoudien s’impose comme leader incontesté avec un montant impressionnant de 463,8 milliards de dollars. Cette somme considérable consolide la place de Riyad en tant que première puissance financière de la zone MENA.
Les Émirats arabes unis occupent la deuxième marche du podium avec 237,9 milliards de dollars d’actifs financiers. L’Irak complète le trio de tête grâce à ses réserves évaluées à 100,6 milliards de dollars.
La Libye figure en quatrième position avec un total de 92,8 milliards de dollars. Ces quatre nations franchissent toutes la barre symbolique des 90 milliards de dollars durant le printemps 2026.
L’Algérie au cinquième rang des pays MENA en matière de réserves
L’institution monétaire algérienne affiche un patrimoine financier s’élevant à 83 milliards de dollars en mai 2026. Ce montant permet à l’Algérie de se hisser au cinquième rang du classement régional.
Cette performance positionne le pays maghrébin devant plusieurs économies majeures du Golfe et du Moyen-Orient. Le Qatar dispose ainsi de 53,9 milliards de dollars, tandis que le Koweït enregistre 50,7 milliards de dollars.
L’Égypte se situe légèrement en retrait avec 44,9 milliards de dollars de réserves. Le Maroc et le Liban clôturent le palmarès des dix premiers avec respectivement 37,1 et 33,3 milliards de dollars d’avoirs financiers.
Une situation d’endettement extérieur nulle pour Alger
L’une des particularités majeures de la situation financière algérienne réside dans l’absence totale de dette extérieure. Les 83 milliards de dollars comptabilisés représentent des actifs nets détenus intégralement par l’État.
La Banque centrale d’Algérie n’a souscrit aucun emprunt auprès d’institutions financières internationales depuis 2023. Cette stratégie financière prudente distingue nettement le pays dans le paysage économique régional.
Le Fonds monétaire international a confirmé cette situation exceptionnelle dans ses publications de 2024 et 2025. L’Algérie fait partie des rares nations de la zone MENA présentant un ratio dette extérieure sur PIB strictement égal à zéro.
La composition des avoirs financiers et la part de l’or
Les actifs détenus par la banque centrale algérienne incluent une proportion significative d’or physique. Ce métal précieux constitue une composante stratégique du patrimoine national évalué globalement à 83 milliards de dollars.
La valorisation utilisée par Global Firepower intègre le cours de l’or tel qu’observé sur les marchés internationaux en 2026. L’once s’établit à 2 450 dollars, prix retenu pour calculer la valeur totale des réserves aurifères.
Les statistiques disponibles ne précisent pas le volume exact d’or détenu par chaque institution monétaire nationale. Le montant global communiqué agrège les devises étrangères disponibles et les lingots évalués selon les cotations actuelles.
Une position stratégique dans un contexte régional contrasté
Le classement met en lumière les disparités financières considérables entre les différentes économies de la région. L’écart atteint plusieurs centaines de milliards de dollars entre les premiers et les derniers du classement.
Les pays pétroliers et gaziers occupent logiquement les premières places grâce aux revenus d’hydrocarbures. Cette corrélation reflète l’importance des ressources énergétiques dans l’accumulation de réserves financières substantielles.
La performance algérienne témoigne d’une gestion budgétaire orientée vers la préservation des équilibres macroéconomiques. L’absence d’endettement externe offre une marge de manœuvre appréciable face aux potentielles turbulences économiques mondiales.
Ce panorama financier régional souligne la solidité relative des économies nord-africaines et moyen-orientales au milieu de l’année 2026. L’Algérie maintient une position enviable parmi les dix premiers pays de la zone MENA, combinant réserves substantielles et indépendance financière totale vis-à-vis des créanciers internationaux.