Le taux de change en Algérie ouvre la nouvelle semaine sur une tendance haussière. Ce lundi 21 septembre 2026, l’euro gagne du terrain face au dinar sur le marché parallèle. Le square Port-Saïd, cœur névralgique des échanges informels à Alger, reflète cette légère progression de la devise européenne.
Le taux de change de l’euro en légère progression face au dinar algérien
Sur le marché noir des devises, l’euro entame la semaine avec un frémissement à la hausse. Les cambistes de la place algéroise affichent des cotations en léger repli pour le dinar. Cette dynamique confirme la tendance observée ces dernières semaines sur le change informel.
Le square Port-Saïd demeure le principal baromètre des transactions parallèles dans la capitale. Les opérateurs y ajustent leurs tarifs au gré de la demande et des flux monétaires. Cette place concentre l’essentiel des échanges de devises en dehors du circuit bancaire officiel.
Un marché parallèle sensible aux variations de la demande
Le cours des devises étrangères sur le marché informel dépend de plusieurs facteurs conjoncturels. La saisonnalité, les départs à l’étranger et les besoins des importateurs influencent les tarifs pratiqués. Chaque variation, même minime, traduit ces mouvements de fond du marché.
Écart persistant entre le marché officiel et le change parallèle
L’Algérie maintient deux systèmes de cotation distincts pour ses devises étrangères. D’un côté, la Banque d’Algérie fixe un taux officiel réservé aux transactions bancaires. De l’autre, le marché noir applique des valeurs sensiblement plus élevées pour l’euro et le dollar.
Cet écart entre les deux circuits reste une caractéristique structurelle du marché monétaire algérien. La différence de valorisation pousse de nombreux particuliers vers le change informel. Ils y trouvent des conditions plus avantageuses pour leurs opérations en devises.
Pourquoi le marché noir attire toujours les particuliers
Les restrictions sur l’accès aux devises via les banques alimentent le recours au marché parallèle. Les voyageurs, étudiants et commerçants s’y approvisionnent faute d’alternatives officielles suffisantes. Ce phénomène entretient la vigueur du square Port-Saïd et des autres places informelles.
Les facteurs qui influencent le taux de change en Algérie
Plusieurs éléments pèsent sur la valeur du dinar face aux monnaies étrangères. Les recettes en hydrocarbures constituent un pilier essentiel de l’équilibre monétaire national. Toute fluctuation des prix pétroliers se répercute indirectement sur le cours du dinar.
La demande en devises pour les importations joue également un rôle déterminant. Plus les besoins en euros et en dollars augmentent, plus la pression sur le dinar s’accentue. Le marché parallèle amplifie souvent ces tensions liées à l’offre et à la demande.
Le rôle des transferts de la diaspora
Les envois de fonds de la communauté algérienne établie à l’étranger alimentent le marché des devises. Ces flux, souvent orientés vers le circuit informel, soutiennent la disponibilité de l’euro. La diaspora reste ainsi un acteur discret mais influent du change parallèle.
Ce que signifie cette hausse de l’euro pour les Algériens
La progression de l’euro face au dinar a des conséquences directes sur le pouvoir d’achat. Les ménages qui projettent un voyage à l’étranger voient leurs coûts en devises augmenter. Les importateurs subissent également le renchérissement de leurs approvisionnements.
À l’inverse, les bénéficiaires de transferts en euros profitent d’un taux de conversion plus favorable. Cette hausse renforce la valeur des sommes changées sur le marché parallèle. L’impact varie donc selon la position de chacun face aux devises étrangères.
Une surveillance attentive des cotations quotidiennes
De nombreux Algériens suivent de près l’évolution quotidienne des taux de change. Ces cotations orientent leurs décisions d’achat ou de vente de devises. Le square Port-Saïd reste la référence incontournable pour anticiper ces mouvements du marché.
Perspectives du dinar face aux devises étrangères
L’évolution future du taux de change dépendra de plusieurs variables économiques. La stabilité des recettes énergétiques et la politique monétaire de la Banque d’Algérie seront décisives. Le comportement du marché parallèle continuera de refléter ces équilibres fragiles.
Les observateurs restent attentifs aux prochaines cotations pour dégager une tendance durable. Une légère hausse comme celle du 21 septembre ne préjuge pas d’un mouvement prolongé. Seule la succession des jours permettra de confirmer une orientation claire du dinar.
La hausse modérée de l’euro face au dinar en ce début de semaine illustre la volatilité permanente du marché des devises en Algérie. Entre circuit officiel et change parallèle, l’écart demeure une réalité incontournable pour les particuliers. Les prochaines séances au square Port-Saïd préciseront la direction que prendra la monnaie nationale.




