Le nombre d’Algériens expulsés de Belgique figure parmi les données marquantes d’une année 2026 record en matière d’éloignements. Le royaume a en effet renvoyé un nombre inédit d’étrangers condamnés par la justice et dépourvus d’un titre de séjour valide. Plusieurs ressortissants algériens font partie des personnes concernées par ces retours forcés.
Depuis le début de l’année 2026, les autorités belges ont procédé au renvoi de 1 239 étrangers ayant fait l’objet d’une condamnation et ne détenant aucun droit de séjour. Ce chiffre représente un sommet jamais atteint depuis la mise en place de ce suivi statistique.
Le précédent record remontait à 2017, année durant laquelle 1 112 personnes avaient été éloignées du territoire. Toutes se trouvaient alors dans une situation administrative irrégulière, à l’issue d’une décision de justice les visant.
Une hausse des expulsions liée à une coordination renforcée
Les personnes visées par ces mesures sont des étrangers condamnés par les tribunaux belges, sans autorisation légale de rester dans le pays. Le renvoi peut intervenir après l’accomplissement d’une peine d’emprisonnement ou à la suite d’une décision administrative d’éloignement.
Selon les services compétents, cette progression s’explique par une collaboration accrue entre les administrations de l’immigration, l’appareil judiciaire et les établissements pénitentiaires. Cette synergie permet d’accélérer les procédures de retour vers les pays d’origine.
La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a souligné que l’exécutif portait une vigilance particulière au rapatriement des personnes condamnées en situation irrégulière. Cet objectif figure désormais parmi les priorités gouvernementales.
138 Algériens expulsés parmi les nationalités concernées
Sur les 1 239 individus renvoyés en 2026, 138 sont de nationalité algérienne, d’après les statistiques officielles diffusées le lundi 14 septembre par un média belge. L’Algérie se classe ainsi parmi les principales nationalités visées par ces mesures d’éloignement.
Le classement place les ressortissants marocains en tête, avec 233 personnes renvoyées. Viennent ensuite les Albanais, au nombre de 195, puis les Algériens, qui totalisent 138 retours enregistrés cette année.
Les responsables belges rappellent que ces décisions ciblent exclusivement des étrangers condamnés dépourvus de titre de séjour. Les rapatriements sont organisés dès que les conditions administratives et diplomatiques sont réunies avec les États concernés.
Un accord bilatéral pour faciliter les réadmissions
Un accord conclu entre la Belgique et l’Algérie en avril 2026 encadre désormais la coopération sur le retour des ressortissants algériens en situation irrégulière. Ce dispositif vise à fluidifier les démarches de réadmission entre les deux pays.
Ce cadre bilatéral doit permettre une meilleure identification des personnes concernées et une organisation plus rapide de leur transfert. Il illustre le rapprochement des deux États sur les questions migratoires.
La Belgique consolide son dispositif d’éloignement des condamnés
Le gouvernement belge affirme avoir accru les moyens dédiés aux procédures de renvoi visant les étrangers condamnés sans droit de séjour. Cette orientation politique s’appuie sur une coordination étroite entre plusieurs administrations.
Les services chargés de l’asile et de la migration travaillent ainsi de concert avec les autorités judiciaires et les administrations compétentes. Cette articulation permet de traiter plus efficacement les dossiers d’éloignement.
L’objectif affiché consiste à organiser le départ des personnes visées par une mesure d’éloignement prononcée après une condamnation. Ces retours s’effectuent dans le respect des règles fixées par la législation belge en vigueur.
Avec ce niveau record de renvois, la Belgique confirme sa volonté d’intensifier la lutte contre l’immigration irrégulière liée à la délinquance. Pour l’Algérie, l’accord signé en 2026 pourrait renforcer, dans les mois à venir, le rythme des réadmissions de ses ressortissants concernés.




