La cuisine algérienne s’invite désormais sur les réseaux sociaux à travers un regard nutritionnel inattendu. Sur TikTok, Riyad, un coach sportif franco-algérien basé en France, a décidé de noter plusieurs plats algériens emblématiques. Son objectif : évaluer ces recettes traditionnelles selon leur intérêt pour la santé et la ligne.
Dans sa vidéo, il attribue à chaque spécialité une note allant de 0 à 10. Ce barème repose sur trois critères précis : la teneur en matières grasses, la richesse nutritionnelle et le pouvoir rassasiant de chaque plat.
Les plats algériens les mieux notés par le coach
Sans surprise, plusieurs recettes populaires tirent leur épingle du jeu. Le couscous, véritable pilier de la gastronomie du Maghreb, obtient une belle note de 9 sur 10. Selon le coach sportif, ce classique est « complet, équilibré et rassasiant ».
Il précise toutefois qu’il reste compatible avec une alimentation soucieuse de la ligne. La condition principale demeure la maîtrise des portions servies dans l’assiette.
La chakchouka décroche la même note remarquable de 9 sur 10. Cette préparation végétarienne, à base de légumes et d’œufs, est saluée pour être « saine, simple et efficace » selon les mots de Riyad.
La loubia en tête du classement
La grande gagnante de ce classement des plats algériens reste la loubia. Ce ragoût de haricots blancs récolte une note parfaite de 10 sur 10 auprès du coach.
Il met en avant sa richesse exceptionnelle en fibres et en protéines végétales. Ces qualités nutritionnelles en font un allié idéal pour prolonger la sensation de satiété tout au long de la journée.
Chorba, hmiss et rechta également recommandés
D’autres spécialités algériennes reçoivent des évaluations très favorables. Le hmiss, cette salade à base de poivrons grillés, obtient 9 sur 10 grâce à son profil peu calorique et à ses légumes rôtis.
La chorba, soupe incontournable des tables algériennes, décroche quant à elle un solide 8 sur 10. Le coach la qualifie de préparation « légère et nutritive », particulièrement adaptée à une alimentation saine.
La rechta atteint la même note de 8 sur 10, à condition d’en consommer des quantités raisonnables. La dolma, farcie et savoureuse, obtient pour sa part 7 sur 10, avec une réserve concernant sa teneur en huile.
Les spécialités algériennes à consommer avec modération
À l’opposé du classement, certaines recettes très appréciées reçoivent des notes sévères. Les mhadjebs et les bricks écopent chacun d’un modeste 3 sur 10.
Cette sanction s’explique principalement par leur richesse en matières grasses. Pour les bricks, la friture utilisée lors de la cuisson aggrave encore le bilan nutritionnel.
Les plats notés zéro sur dix
Plusieurs préparations sucrées ou frites récoltent la note la plus basse. Le msemen et le kalb el-louz, souvent dégustés en dessert, figurent parmi les plus mal jugés avec 0 sur 10.
Le msemen est décrit comme « trop gras et trop calorique » par le coach sportif. Le kalb el-louz, incontournable du mois de Ramadan, est de son côté épinglé pour sa forte concentration en sucre.
La maakouda, cette galette de pomme de terre frite très prisée, obtient elle aussi un sévère 0 sur 10. Riyad la considère tout simplement « trop lourde » pour une alimentation équilibrée.
Le cas particulier de la karantika
Enfin, la karantika, ce célèbre flan à base de pois chiche, s’en tire honorablement avec une note de 7 sur 10. Cette spécialité, très populaire dans l’ouest algérien, présente un profil nutritionnel intéressant.
Le coach apporte néanmoins une nuance importante à son évaluation. Lorsqu’elle est servie en sandwich, son intérêt diététique diminue nettement en raison de l’ajout de pain.
Ce classement rappelle que les plats algériens peuvent tout à fait s’inscrire dans une alimentation saine et maîtrisée. Tout est finalement une question de choix, de fréquence et surtout de quantités consommées. La richesse de cette cuisine offre ainsi de nombreuses options équilibrées, sans renoncer aux saveurs du terroir.
