Le président Abdelmadjid Tebboune a procédé à un mouvement partiel dans le corps de la magistrature, selon un communiqué diffusé mercredi par la Présidence de la République. Cette réorganisation touche plusieurs juridictions majeures, du Conseil d’État aux tribunaux administratifs d’appel. Elle s’inscrit dans la volonté de renouveler l’encadrement du secteur judiciaire algérien.
Un remaniement au sommet du corps de la magistrature
Le mouvement partiel décidé par le chef de l’État concerne les plus hautes instances judiciaires du pays. Il vise notamment le Conseil d’État, le Tribunal des conflits, ainsi que les tribunaux administratifs d’appel.
Sont également concernés les présidents des cours, les procureurs généraux près des cours et les commissaires d’État. Cette décision présidentielle traduit une série de nominations et de réaffectations au sein de l’appareil judiciaire.
Les nominations aux instances supérieures
Au sommet de cette réorganisation, Benahmed Lakhdar accède à la présidence du Conseil d’État, l’une des juridictions administratives les plus importantes du pays.
La présidence du Tribunal des conflits revient à Dahou Nassira. De son côté, Lahcine Kahina prend la tête du Tribunal administratif d’appel d’Alger, confirmant la place croissante des femmes dans la haute magistrature.
De nouveaux présidents à la tête de plusieurs cours
Le mouvement dans le corps de la magistrature comprend la désignation de onze présidents de cours à travers le territoire national. Ces nominations touchent aussi bien l’est, l’ouest que le sud du pays.
Voici la liste des nouveaux présidents de cours :
- Cour d’Oum El Bouaghi : Mouni Omar
- Cour de Biskra : Allag Abderrahmane
- Cour de Béchar : Djehlat Abdelkader
- Cour de Djelfa : Boukhobza Laïd
- Cour de Skikda : Hamali Samir
- Cour de Sidi Bel-Abbès : Antar Menouar
- Cour de Guelma : Zerkat Soufiane
- Cour de Mascara : Bouazla Benyagoub
- Cour de Ouargla : Benbekir Monsef
- Cour d’El Bayadh : Yakoub Maamar
- Cour de Souk Ahras : Belbel Mohamed
Ce renouvellement couvre un large éventail de juridictions régionales. Il reflète la portée nationale de ce remaniement judiciaire voulu par la Présidence.
Des procureurs généraux réaffectés dans dix cours
Le mouvement partiel dans le corps de la magistrature prévoit aussi la désignation de dix procureurs généraux près des cours. Ces magistrats occupent une fonction centrale dans la conduite de l’action publique.
Les nouveaux procureurs généraux nommés sont les suivants :
- Cour de Laghouat : Hamouda Nesreddine
- Cour de Blida : Menasra Youcef
- Cour de Tlemcen : Kadari Ahmed
- Cour de Djelfa : Belaid Abdelhafid
- Cour de Sidi Bel-Abbès : Bouchakour Mohamed
- Cour de Mostaganem : Azizi Yacine
- Cour de Tipasa : Laanasser Abdelaziz
- Cour de Mila : Saker Mourad
- Cour d’Aïn Defla : Hammache Khaled
- Cour de Ghardaïa : Maameri Mohamed
Ces réaffectations concernent des régions réparties à travers tout le pays. Elles visent à consolider le fonctionnement du ministère public au niveau des cours.
Les commissaires d’État des tribunaux administratifs d’appel
Le remaniement au sein de la magistrature englobe également les commissaires d’État près des tribunaux administratifs d’appel. Trois nouvelles nominations ont été actées dans ce cadre.
Les commissaires d’État désignés se répartissent comme suit :
- Tribunal administratif d’appel de Constantine : Baghou Abdelfattah
- Tribunal administratif d’appel d’Alger : Amrani Kamel
- Tribunal administratif d’appel d’Oran : Amamra Ahmed
Ces désignations complètent le dispositif prévu par ce mouvement judiciaire. Elles renforcent l’organisation de la justice administrative dans trois grands pôles régionaux du pays.
Ce mouvement partiel dans le corps de la magistrature illustre la dynamique de renouvellement engagée au sein des institutions judiciaires algériennes. En touchant à la fois les juridictions administratives et ordinaires, il vise à améliorer le fonctionnement de la justice à l’échelle nationale.
