La production de pétrole en Algérie a franchi un nouveau palier en juillet 2026, atteignant son niveau le plus élevé depuis trois ans. Selon le dernier rapport mensuel de l‘Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le pays enregistre un quatrième mois consécutif de croissance. Le cap symbolique du million de barils quotidiens devrait être atteint dès le mois d’août 2026.
La production de pétrole algérienne atteint un sommet en trois ans
D’après les chiffres publiés par l’OPEP le mercredi 12 août 2026, l’Algérie a extrait 995 000 barils par jour en juillet 2026. Ce volume représente une hausse de 8 000 barils quotidiens comparé au mois de juin, où l’extraction s’élevait à 987 000 barils par jour.
Cette dynamique ascendante s’observe de manière continue depuis avril 2026. Elle place le pays sur une trajectoire de redressement énergétique après plusieurs mois de production plus modérée liée aux engagements internationaux.
Le niveau atteint en juillet constitue le meilleur résultat depuis avril 2023. À cette époque, l’Algérie produisait 1,01 million de barils quotidiens. Le rythme actuel respecte pleinement les objectifs assignés au pays dans le cadre des accords de l’OPEP+.
L’Algérie dans le sillage du plan de sortie de l’OPEP+
L’Algérie figure parmi les sept membres de l’OPEP+ engagés dans un programme d’assouplissement des coupes volontaires. Ce groupe réunit également l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan et le Sultanat d’Oman.
À l’échelle du cartel élargi, la production globale a grimpé à 37,65 millions de barils par jour en juillet 2026, contre 36,23 millions le mois précédent. Les seuls membres de l’OPEP ont extrait 23,63 millions de barils quotidiens, soit une progression de 1,66 million par rapport à juin.
Cette hausse repose essentiellement sur trois acteurs majeurs. L’Irak a produit 2,62 millions de barils par jour, l’Arabie saoudite 7,35 millions et le Koweït 1,84 million, contribuant largement à l’augmentation du volume total.
Le seuil du million de barils attendu dès août 2026
Les projections de l’OPEP+ tablent sur un dépassement du million de barils quotidiens dès août 2026 pour l’Algérie. Pour septembre, la cible fixée grimpe à 1,007 million de barils par jour.
Ces prévisions s’inscrivent dans le calendrier de retrait progressif des réductions volontaires de production. Cette feuille de route vise à restaurer graduellement les capacités d’extraction bridées ces dernières années.
Une accélération décidée par les sept pays concernés
Les sept États membres impliqués ont convenu d’accélérer la levée des restrictions. Ils relèveront leur plafond de production de 188 000 barils par jour dès septembre 2026, marquant l’ultime étape de ce dispositif.
Ce plan, lancé en mai 2023, devait initialement s’étaler jusqu’à la fin de l’année 2026. En parallèle, l’OPEP+ maintient une coupe globale de 2 millions de barils par jour, en vigueur depuis novembre 2022 et prévue jusqu’à la clôture de l’exercice 2026.
Des trajectoires contrastées au sein de l’OPEP+
Tous les membres du cartel ne suivent pas la même tendance haussière. Les Émirats arabes unis ont vu leur extraction reculer à 3,78 millions de barils par jour en juillet, en baisse par rapport à juin.
La Russie affiche également un repli, avec 8,88 millions de barils quotidiens. Le Kazakhstan enregistre la plus forte contraction du groupe, chutant de 223 000 barils par jour pour s’établir à 1,67 million de barils quotidiens.
Une progression régulière de l’or noir algérien depuis janvier
L’évolution de la production algérienne au fil de l’année 2026 témoigne d’une montée en cadence maîtrisée. En janvier, le pays extrayait 950 000 barils par jour, puis 960 000 en février et 970 000 en mars.
La tendance s’est poursuivie avec 980 000 barils en avril, 990 000 en mai, 987 000 en juin et enfin 995 000 en juillet. Sur l’ensemble de la période, la hausse atteint 45 000 barils quotidiens par rapport au début de l’année.
Le tempo de croissance s’est nettement intensifié à partir d’avril 2026. Après un gain de 10 000 barils entre avril et mai, puis une légère baisse en juin, la production a rebondi de 8 000 barils en juillet.
Cette dynamique confirme le rôle central du secteur des hydrocarbures dans l’économie algérienne et, plus largement, dans l’équilibre énergétique du Maghreb. À l’approche du seuil du million de barils, l’Algérie renforce sa position parmi les producteurs de référence de la région. Les prochains mois diront si cette progression se maintient au-delà des objectifs fixés par l’OPEP+.


