La hausse des quotas de l’OPEP+ se poursuit : l’Algérie et six autres membres de l’alliance ont validé, dimanche, une nouvelle augmentation de leur production pétrolière pour septembre. Cette décision marque la fin d’un long processus d’ajustement engagé depuis plus de deux ans. Les pays concernés insistent toutefois sur la nécessité d’une surveillance rigoureuse du marché mondial de l’or noir.
Une augmentation de 188 000 barils par jour décidée par l’OPEP+
Réunis par visioconférence, sept membres de l’OPEP+ ont convenu de relever leur production globale de 188 000 barils quotidiens dès le mois de septembre. Ce groupe rassemble l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie.
Tous ces pays avaient auparavant mis en œuvre des baisses volontaires de leur extraction pétrolière. La rencontre ministérielle a permis d’acter cette nouvelle étape dans la gestion coordonnée de l’offre sur les marchés internationaux.
La fin des ajustements volontaires lancés en 2023
Selon le communiqué diffusé par le ministère des Hydrocarbures, cette hausse achève le retrait progressif des restrictions instaurées en avril 2023. Le ministre d’État chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a pris part à cette réunion décisive.
Les coupes volontaires visaient à soutenir les cours du brut face aux fluctuations de la demande mondiale. Leur démantèlement traduit une confiance renouvelée des producteurs dans la solidité du marché énergétique actuel.
Le nouveau quota de production attribué à l’Algérie
Dans le cadre de cet accord, la production algérienne bénéficiera d’une hausse de 6 000 barils par jour au mois de septembre. Le plafond national atteindra ainsi 1,007 million de barils quotidiens.
Cette progression modérée s’inscrit dans la logique de coordination adoptée par l’ensemble des membres de l’alliance pétrolière. Elle reflète la volonté d’Alger d’accompagner les grandes orientations du groupe tout en préservant ses intérêts.
Un suivi renforcé du marché pétrolier international
Les sept pays ont réaffirmé leur attachement à une collaboration resserrée entre producteurs. Ils ont également mis en avant l’intérêt d’un examen permanent des tendances observées sur le marché mondial du pétrole.
Cette vigilance vise à anticiper d’éventuels déséquilibres entre l’offre et la demande. Les décideurs entendent ainsi préserver un environnement stable pour les échanges d’hydrocarbures à l’échelle planétaire.
La 67e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi
Dans la foulée, Mohamed Arkab a participé aux travaux de la 67e session du Comité ministériel conjoint de suivi, connu sous l’acronyme JMMC. Cette instance réunit l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït, le Nigeria et le Venezuela, aux côtés du Kazakhstan et de la Russie.
Les ministres ont examiné le respect des engagements de réduction volontaire pris par les États membres. Cette évaluation portait sur les niveaux de conformité relevés durant les mois de mai et juin 2026.
La discipline collective, clé de la stabilité du marché
À l’issue de cet examen, le Comité a salué les efforts constants déployés par les pays participants. Il a rappelé qu’une application stricte des décisions communes constitue un pilier essentiel de la régulation du marché pétrolier.
Le communiqué souligne que cette rigueur reste déterminante pour maintenir l’équilibre des cours du brut. Le respect des quotas apparaît ainsi comme la garantie d’une coordination efficace entre les producteurs de l’alliance.
La présence des responsables du secteur énergétique algérien
Ces deux réunions se sont déroulées en présence de figures majeures du secteur des hydrocarbures en Algérie. Le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, y a pris part aux côtés d’Arkab.
Abdelkader Cherfaoui, président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), figurait également parmi les participants. Leur présence témoigne de l’importance accordée par Alger à ces échanges stratégiques.
Les prochaines échéances de l’alliance pétrolière
Le calendrier des futures rencontres a d’ores et déjà été fixé par les responsables du groupe. La prochaine réunion des sept pays producteurs se tiendra le 6 septembre.
Quant à la 68e session du JMMC, elle est programmée pour le 4 octobre. Ces rendez-vous permettront de réévaluer l’évolution du marché et d’ajuster, si besoin, la stratégie collective de production.
Avec cette nouvelle hausse des quotas de l’OPEP+, l’alliance clôt un cycle amorcé en 2023 et affiche sa volonté de piloter finement l’offre mondiale de pétrole. Les prochaines réunions détermineront la trajectoire à suivre pour préserver la stabilité recherchée par les producteurs.