Les douze députés représentant la diaspora algérienne au sein de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN) sont désormais connus. Ces élus ont émergé du scrutin législatif organisé le 2 juillet 2026. La composition de cette délégation parlementaire a été dévoilée par Abdelouahab Yagoubi, ancien représentant de la communauté établie à l’étranger.
Selon les informations diffusées, les sièges attribués aux Algériens vivant hors du pays se répartissent entre huit circonscriptions distinctes. Ce découpage électoral couvre plusieurs continents, de l’Europe à l’Océanie, en passant par l’Afrique, l’Amérique et l’Asie.
Comment se répartissent les 12 députés de la diaspora algérienne
Le dispositif électoral réservé aux ressortissants installés à l’étranger repose sur un maillage territorial précis. Chaque zone géographique dispose d’un nombre de sièges déterminé selon l’importance de la communauté nationale présente sur place.
Cette organisation vise à garantir une représentation équilibrée des Algériens expatriés. Les élus issus de ce processus ont pour vocation de faire entendre la voix de la diaspora au sein de l’institution législative du pays.
Les élus des trois zones françaises
La première circonscription, qui englobe Paris et l’Île-de-France, envoie deux représentants à l’hémicycle. Il s’agit de Djelloul Beddari, du Front de libération nationale (FLN), rattaché au consulat de Pontoise ainsi qu’à l’antenne de Creil, et de Youssef Djaffar, du Rassemblement national démocratique (RND), installé à Beauvais.
La deuxième zone, couvrant le nord et l’est de la France, revient à Nouar Boukhars, membre d’El Moustakbal, basé dans le secteur de Chambéry et Grenoble. Il sera accompagné d’El Djemai Nedjah, du RND, dont la circonscription se situe à Besançon.
Enfin, la troisième zone, dédiée au sud de la France, compte également deux sièges. Mohamed Abidat, du FLN, opère depuis Vichy dans la circonscription du consulat de Saint-Étienne. Foudil Djoudi, candidat indépendant, est quant à lui établi à La Grand’Combe, dans le département du Gard.
Des députés de la diaspora issus de familles politiques variées
La délégation parlementaire des Algériens de l’étranger reflète une certaine diversité idéologique. Plusieurs partis politiques y sont représentés, aux côtés de candidats ayant choisi de se présenter sans étiquette.
Pour la quatrième zone, qui rassemble le Maghreb et le reste de l’Afrique, le siège est attribué à Abdelmalek Cherifi, du FLN, en poste en Côte d’Ivoire. Cette circonscription illustre les liens historiques entre l’Algérie et le continent africain.
Sur le continent américain, deux élus assureront la représentation des ressortissants. Abdennebi Dadou, affilié au FLN, et Mehdi Houhou, issu d’une liste indépendante, sont tous deux établis à Montréal, au Canada, où réside une importante communauté algérienne.
La zone couvrant l’Asie et l’Océanie sera défendue par Mouna Laadjal, du mouvement El Binaa, depuis Doha, au Qatar. L’Europe du Nord revient à Fares Rahmani, d’El Moustakbal, installé à Londres. La représentation de l’Europe du Sud échoit pour sa part à Smaïl Belila, membre du FLN.
Le rôle des représentants de la diaspora au sein de l’APN
La nouvelle Assemblée populaire nationale doit être installée officiellement le 2 août 2026, conformément aux dispositions constitutionnelles. Elle accueillera alors les douze parlementaires chargés de défendre les intérêts des Algériens résidant à l’étranger.
Dans sa publication, Abdelouahab Yagoubi a encouragé les membres de la communauté nationale expatriée à s’intéresser aux travaux de ces nouveaux élus. Il les a également invités à solliciter ces derniers pour leurs différentes démarches administratives.
Des dossiers prioritaires pour la communauté expatriée
Les députés de la diaspora algérienne devront porter au sein de l’hémicycle les préoccupations concrètes de leurs électeurs. Ces sujets touchent notamment à la qualité des services consulaires, souvent au cœur des attentes des binationaux.
D’autres thématiques figurent parmi leurs priorités affichées : les possibilités d’investissement dans le pays d’origine, les conditions de mobilité entre l’étranger et l’Algérie, ainsi que le renforcement des liens entre la communauté expatriée et la nation.
Ces enjeux résonnent particulièrement dans un contexte maghrébin où les diasporas jouent un rôle économique et social croissant. Les transferts financiers et les échanges culturels constituent des leviers importants pour les pays de la région.
L’entrée en fonction de ces douze représentants marque une étape dans la structuration de la voix des Algériens de l’étranger. Reste désormais à mesurer, au fil des sessions parlementaires, leur capacité à traduire les attentes de la diaspora en avancées concrètes.