La Tunisie traverse un été marqué par des coupures d’électricité et une chaleur extrême, avec des températures qui approchent les 50°C. Ce mardi 21 juillet, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a prévenu que plusieurs régions pourraient être privées de courant en raison de la canicule.
Une vague de chaleur qui met le réseau électrique tunisien sous pression
Première destination touristique des Algériens, la Tunisie subit cette année une saison estivale particulièrement éprouvante. Le pays affronte des pics de chaleur exceptionnels, avec un mercure qui pourrait grimper jusqu’à 50°C dans certaines zones.
La situation n’est pas sans rappeler celle de l’Algérie voisine. Là-bas aussi, des coupures de courant frappent plusieurs wilayas, comme Biskra et Guelma, sous l’effet conjugué des fortes températures et des feux qui ravagent certaines régions.
Cette flambée du thermomètre pèse lourdement sur les infrastructures énergétiques tunisiennes. L’usage intensif des climatiseurs fait exploser la demande, poussant la consommation à des niveaux difficiles à absorber pour le réseau national.
La STEG évoque des coupures tournantes dans plusieurs régions
Pour éviter une surcharge généralisée, la compagnie publique a annoncé qu’elle pourrait recourir à un rationnement temporaire de l’électricité. Ces délestages viseraient à protéger l’ensemble du système et à en garantir la stabilité.
« Dans le cadre de la préservation de la sécurité et de la stabilité du réseau électrique, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) informe qu’elle pourrait être amenée à procéder à des coupures tournantes d’électricité ce mardi 21 juillet 2026 », a précisé l’entreprise dans un communiqué.
Selon la société, ces interruptions pourraient survenir entre 12h00 et 22h00, à des horaires variables au cours de la journée. Plusieurs localités figurent parmi les zones potentiellement touchées par ce rationnement.
Les zones susceptibles d’être touchées
Parmi les secteurs concernés, la STEG cite notamment Fouchana, Mghira, Borj Cédria, Hay Ettadhamen et Sakra. La liste inclut également El Mourouj, Mégrine, Radès, Ezzahra et Hammam Lif.
D’autres quartiers pourraient aussi subir ces perturbations, comme Boumhel, Ariana, Douar Hicher, La Marsa et Borj Ettouil. L’entreprise précise que cette énumération n’a rien de définitif et que d’autres régions du pays pourraient être affectées.
Concernant le retour du courant, la compagnie indique qu’il « pourra intervenir sans préavis » et invite les habitants à prendre toutes les précautions nécessaires face à ces coupures imprévisibles.
Les députés réclament une séance urgente au Parlement
Face à la multiplication des coupures d’électricité dans plusieurs régions, des parlementaires tunisiens ont exigé la tenue d’une réunion d’urgence. Ils souhaitent que la question soit examinée sans délai par les instances législatives.
Ce mardi 21 juillet, les élus ont déposé une pétition demandant l’organisation d’une séance plénière. L’objectif est d’auditionner le ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie sur les causes des interruptions répétées et les solutions envisagées.
Les députés ont tenu à clarifier leur démarche. Celle-ci ne cible ni la STEG ni son personnel, mais interroge la manière dont la crise est gérée et les réponses apportées par le ministère de tutelle.
Une dépendance persistante aux importations énergétiques
Comme lors de l’été 2025, la canicule expose les fragilités du réseau électrique tunisien. La forte hausse de la demande estivale révèle chaque année les limites des capacités de production nationales.
Pour combler une partie de ses besoins, la Tunisie s’appuie largement sur les fournitures venues de son voisin. Le pays importe en effet du gaz et de l’électricité en provenance d’Algérie afin de sécuriser son approvisionnement.
Cette dépendance énergétique illustre les défis structurels auxquels le pays doit faire face durant les périodes de forte chaleur. Alors que les épisodes caniculaires se répètent, la question de la résilience du système électrique tunisien reste plus que jamais posée.
