Le CRB espérait vendre son joueur 7 milliards de centimes
D’après les révélations du journaliste Ali Neffad, les dirigeants belouizdadis avaient d’abord opté pour une cession payante. Ils avaient chiffré la valeur du milieu à 7 milliards de centimes sur le marché des transferts.
À ce moment-là, la JS Kabylie tenait la corde pour accueillir le joueur, encore sous contrat jusqu’en 2030. Le Chabab semblait donc parti pour empocher une somme conséquente en laissant filer son élément vers la formation kabyle.
Mais Benguit avait un autre projet en tête. Attaché à Soustara, où il a bâti ses premières armes, le joueur souhaitait avant tout revenir dans son club de cœur.
Un échange refusé par les Rouge et Noir
Face à la volonté affichée du milieu, la direction du CRB a tenté un autre montage. Elle a proposé un troc à l’USMA : Benguit en échange de Draoui, accompagné d’un complément financier.
Cette formule n’a toutefois pas séduit les responsables algérois, qui ont poliment décliné l’offre. Les négociations classiques semblaient alors dans l’impasse, chaque camp campant sur ses positions.
Une clause libératoire décisive au cœur du transfert
Plutôt que de rentrer dans un bras de fer financier, la direction de l’USMA a choisi une approche plus juridique. Elle a examiné en détail le contrat qui liait Benguit au Chabab.
Ce document renfermait une disposition capitale : la libération gratuite du joueur en cas de saison blanche. Autrement dit, si le milieu n’avait disputé aucune minute lors de l’exercice précédent, il pouvait quitter le club librement.
Or, c’est exactement le scénario qui s’est produit du côté de Belouizdad. Privé de temps de jeu durant toute la saison passée, Benguit remplissait parfaitement les critères prévus par cette clause.
Une opération bouclée sans le moindre dinar
Fort de cette lecture attentive du contrat, l’USMA a finalisé le recrutement sans verser un seul dinar. Le club de Soustara a ainsi transformé une situation bloquée en aubaine sportive.
Le CRB, qui comptait tirer un bénéfice de son joueur, se retrouve dépossédé de tout dédommagement. Une déconvenue qui souligne l’importance de bien rédiger les clauses figurant dans les contrats.
Un renfort de poids pour l’effectif de la Médina
Pour les Rouge et Noir, ce coup témoigne d’une gestion administrative pointue et d’une maîtrise fine des règles du championnat algérien. En scrutant les documents contractuels, la direction a fait la différence sur ce dossier.
Sur le plan sportif, Benguit constitue une valeur sûre pour le milieu de terrain algérois. Rompu aux exigences de la Ligue 1 Professionnelle, il apporte son expérience et sa qualité technique à un groupe en pleine reconstruction.
Son retour à Soustara répond en outre à un désir personnel fort, ce qui devrait faciliter son intégration. Les supporters attendent désormais de voir le joueur retrouver son meilleur niveau après une saison sans compétition.
Les clauses, nouvelles armes du mercato algérien
Ce feuilleton met en lumière les rivalités croissantes entre les clubs de l’élite durant la période estivale. Sur ce marché tendu, chaque détail contractuel peut faire basculer une négociation.
Désormais, les clauses libératoires s’imposent comme de véritables leviers stratégiques, au même titre que les tractations financières. Les directions les plus vigilantes tirent leur épingle du jeu face à des concurrents parfois moins prévoyants.
En bouclant l’arrivée de Benguit gratuitement, l’USMA envoie un signal fort à ses rivaux du championnat. Ce dossier restera comme l’une des opérations marquantes de l’été, à la croisée du sportif et du juridique.
