La Green Card américaine devient de plus en plus difficile à décrocher pour les candidats à l’immigration. L’administration de Donald Trump a durci les conditions d’accès à la résidence permanente aux États-Unis, avec une série de mesures entrées en application dès juillet 2026. Ces restrictions concernent aussi bien les travailleurs qualifiés que les investisseurs et les personnes en quête d’un changement de statut.
Entre quotas déjà atteints, vérifications administratives renforcées et pouvoir élargi accordé aux agents fédéraux, le parcours des demandeurs se complique nettement. Ce document, qui autorise à vivre et à travailler durablement sur le sol américain, reste très convoité, notamment par de nombreux ressortissants du Maghreb aspirant à s’installer outre-Atlantique.
Green Card : des catégories de visas déjà saturées
Le premier frein rencontré par les postulants concerne les plafonds annuels. Selon le dernier Bulletin des visas diffusé par le Département d’État américain, plusieurs catégories de visas d’immigration liés à l’emploi ont déjà atteint leur limite pour l’exercice fiscal 2026. Certaines filières du programme d’investissement EB-5 figurent également parmi les catégories concernées.
Concrètement, aucune nouvelle carte de résident permanent ne sera délivrée dans ces filières avant le 1er octobre 2026. Cette date marque le début du prochain exercice budgétaire américain. Les demandes déjà déposées demeurent en attente, ce qui allonge les délais de plusieurs mois pour de nombreux candidats.
Cette saturation touche particulièrement les profils qualifiés, souvent nombreux à viser une installation aux États-Unis. Les investisseurs souhaitant obtenir un titre de séjour via un placement financier voient eux aussi leurs projets suspendus jusqu’à la réouverture des quotas.
Des vérifications administratives nettement plus sévères
Autre évolution majeure : le renforcement des contrôles sur les dossiers de résidence permanente. Depuis le 10 juillet, les agents de l’United States Citizenship and Immigration Services (USCIS) sont autorisés à rejeter une demande dès qu’une signature est jugée manquante ou non conforme. Cette règle s’applique même aux dossiers déjà validés mais encore en cours de traitement.
Les répercussions sont particulièrement lourdes pour les candidats. Lorsqu’un refus intervient pour une simple irrégularité de forme, les frais de dépôt ne font l’objet d’aucun remboursement. Le demandeur se voit alors contraint de reprendre l’ensemble de la procédure depuis le départ.
La vigilance devient indispensable
Face à ce durcissement, remplir un nouveau formulaire et régler à nouveau les coûts administratifs deviennent inévitables en cas de rejet. Les avocats spécialisés en immigration conseillent désormais de vérifier chaque pièce du dossier avant son envoi. L’objectif est d’éviter tout refus provoqué par un vice de forme mineur.
Un pouvoir d’appréciation accru pour les agents de l’immigration
L’administration américaine a par ailleurs revu sa doctrine concernant l’attribution de la Green Card. Une note interne de l’USCIS, publiée en mai puis appliquée de manière plus large à partir de juillet, considère dorénavant que l’octroi de la résidence permanente relève d’un « acte discrétionnaire ».
En clair, respecter l’ensemble des critères prévus par la législation ne suffit plus à garantir l’obtention automatique de la carte de résident. Les agents disposent désormais d’une latitude bien plus grande pour examiner chaque demande au cas par cas.
Cette orientation inquiète les experts du droit de l’immigration. Ils redoutent une incertitude accrue pour les milliers de candidats déjà engagés dans le processus, sans réelle garantie sur l’issue de leur dossier.
Des restrictions maintenues jusqu’à l’automne 2026
Ces nouvelles mesures resteront en vigueur jusqu’au 30 septembre 2026. Elles s’inscrivent dans un contexte où les services d’immigration américains gèrent déjà un volume considérable de demandes en souffrance. La pression sur l’administration fédérale ne cesse ainsi de s’intensifier.
Pour les personnes désireuses de s’établir légalement aux États-Unis, la préparation d’un dossier irréprochable devient une exigence absolue. Les spécialistes recommandent également de suivre de près l’évolution des quotas de visas au fil des mois.
Ce durcissement de la politique migratoire américaine concerne directement de nombreux ressortissants du Maghreb, qui figurent parmi les candidats à l’expatriation. Dans ce contexte tendu, anticipation, rigueur et accompagnement juridique apparaissent plus que jamais comme les meilleurs atouts pour espérer aboutir.
