La production de gaz naturel en Algérie a permis au pays de maintenir sa position parmi les dix premiers producteurs mondiaux en 2025, avec un volume de 98 milliards de mètres cubes. À l’échelle planétaire, l’extraction a atteint 4 195 milliards de mètres cubes, soit une progression de 1,6 % sur un an. Les États-Unis dominent toujours le secteur, tandis que la Chine et l’Arabie saoudite affichent les plus fortes hausses de l’année.
Un classement mondial dominé par les États-Unis
D’après les statistiques du British Energy Institute, les États-Unis conservent une avance considérable sur leurs concurrents. Leur production a totalisé 1 078 milliards de mètres cubes, représentant à elle seule 25,6 % de l’offre mondiale.
La croissance américaine a atteint 4,3 % en douze mois, soit 41 milliards de mètres cubes supplémentaires. Cette hausse constitue l’essentiel de l’expansion enregistrée dans le monde en 2025.
La Russie occupe la deuxième marche du podium avec 609,4 milliards de mètres cubes, malgré un repli de 3 % de son activité extractive. Ce recul illustre les tensions persistantes qui pèsent sur le secteur énergétique russe.
L’Iran, la Chine et le Canada complètent le haut du tableau
L’Iran se hisse au troisième rang avec 264,8 milliards de mètres cubes, devançant de très peu la Chine. Cette dernière affiche une production quasi identique de 264,1 milliards de mètres cubes.
La progression chinoise reste remarquable, avec une hausse de 6,6 % équivalente à 15,7 milliards de mètres cubes supplémentaires. Ce dynamisme rapproche Pékin du podium des grands producteurs de gaz naturel.
Le Canada occupe la cinquième place, portant son volume à 206,2 milliards de mètres cubes, en croissance de 3,7 %. L’Amérique du Nord confirme ainsi son rôle central dans l’approvisionnement énergétique mondial.
La performance des pays du Golfe et d’Asie
Le Qatar se classe sixième avec 183,5 milliards de mètres cubes extraits, en hausse de 2,4 % par rapport à l’exercice précédent. L’émirat demeure un acteur incontournable du marché du gaz naturel liquéfié.
L’Australie, septième producteur mondial, connaît en revanche un recul de 2,2 %, ramenant sa production à 148,6 milliards de mètres cubes. L’Arabie saoudite, huitième, enregistre la meilleure progression relative du top 10, avec un bond de 8,5 %.
Ce gain saoudien correspond à 10,2 milliards de mètres cubes additionnels, portant le total du royaume à 133,8 milliards de mètres cubes. Cette dynamique traduit une volonté claire de diversifier ses ressources énergétiques.
Le rôle des ressources non conventionnelles
L’essor saoudien s’explique par la mise en valeur du champ gazier de Jafurah et l’exploitation accrue des ressources non conventionnelles par Saudi Aramco. Sur la décennie 2015-2025, la production du royaume a bondi de 35 %, passant de 99,2 à 133,8 milliards de mètres cubes.
La Chine illustre une trajectoire encore plus spectaculaire. Son extraction a presque doublé en dix ans, avec une hausse de 95 %, évoluant de 135,7 à 264,1 milliards de mètres cubes entre 2015 et 2025.
La position de l’Algérie et de la Norvège
La Norvège se classe neuvième avec 120,6 milliards de mètres cubes, en baisse de 2,7 % sur un an, soit un recul de 3,7 milliards de mètres cubes. L’Algérie ferme ce top 10 mondial du gaz naturel avec ses 98 milliards de mètres cubes.
Le pays maghrébin enregistre un repli de 1,9 %, correspondant à une diminution de 2,2 milliards de mètres cubes par rapport à 2024. Selon d’autres estimations, la baisse atteindrait 3,6 %, le volume étant passé de 100,2 à 98 milliards de mètres cubes entre les deux exercices.
L’écart entre Oslo et Alger s’établit à 22,6 milliards de mètres cubes en faveur de la Norvège. L’Algérie conserve néanmoins sa dixième place, devançant des concurrents comme le Turkménistan ou le Nigeria, absents de ce classement.
Une reprise attendue en 2026
Les données récentes laissent entrevoir un rebond de l’extraction gazière algérienne. En mars 2026, la production nationale s’est élevée à 9,66 milliards de mètres cubes, en progression de 4 % sur un an.
Sur l’ensemble du premier trimestre 2026, Sonatrach a extrait près de 29 milliards de mètres cubes. Ces chiffres témoignent des efforts déployés pour consolider la place de l’Algérie sur l’échiquier énergétique international.
Les dynamiques régionales de production de gaz
L’Amérique du Nord, portée par les États-Unis et le Canada, cumule 1 284,2 milliards de mètres cubes, soit 30,6 % de l’offre mondiale. Le Moyen-Orient, avec l’Iran, le Qatar et l’Arabie saoudite, atteint un volume combiné de 582,1 milliards de mètres cubes.
La Russie représente à elle seule 14,5 % de la production planétaire, tandis que la Chine en concentre 6,3 %. La zone Asie-Pacifique, incluant Pékin et Canberra, fournit 412,7 milliards de mètres cubes, soit 9,8 % du total mondial.
L’Europe, représentée par la Norvège, assure 2,9 % de l’approvisionnement, alors que l’Afrique, incarnée par l’Algérie, en couvre 2,3 %. La production mondiale, qui s’établissait à 4 143 milliards de mètres cubes en 2024, a gagné 52 milliards de mètres cubes en un an, dont 79 % attribuables aux seuls États-Unis.
Ce classement confirme la solidité du secteur gazier algérien, malgré un léger recul conjoncturel en 2025. Fort de son sous-sol riche et de ses infrastructures d’exportation vers l’Europe, le pays reste un pilier énergétique du Maghreb et un fournisseur clé du continent africain.
