À l’approche du huitième de finale entre l’Algérie et la Suisse, les Fennecs avancent dans l’incertitude. Vladimir Petkovic est confronté à deux dilemmes majeurs, celui du gardien de but et celui de la charnière défensive, à quelques jours d’un rendez-vous couperet du Mondial 2026.
Algérie-Suisse : le poste de gardien toujours en suspens
Depuis le lancement de la compétition, la gestion de la cage reste le point faible des Verts. Les prestations livrées jusqu’ici n’ont pas rassuré le sélectionneur, qui hésite encore sur le choix à opérer avant le duel face à la Nati.
Luca Zidane, aligné à plusieurs reprises, n’a pas affiché le niveau attendu pour une échéance de cette envergure. Ses sorties ont laissé planer le doute et alimenté les interrogations autour de sa titularisation.
Oussama Benbot a lui aussi tenté sa chance, notamment lors de la troisième journée de groupe contre l’Autriche. Le portier n’a toutefois pas su convaincre davantage le staff technique de lui accorder une confiance durable.
Un retour possible de Luca Zidane
À l’heure actuelle, aucun choix définitif n’a été acté sur l’identité du gardien qui débutera cette rencontre décisive. Les échos parvenant du camp algérien installé aux États-Unis restent prudents sur la décision finale.
Plusieurs indices laissent néanmoins penser que Luca Zidane pourrait retrouver sa place dans les buts des Guerriers du désert. Petkovic devra trancher rapidement pour offrir de la stabilité à son arrière-garde avant ce choc face à la Suisse.
Une défense algérienne en quête de repères
Le casse-tête ne se cantonne pas à la question du gardien. L’axe central peine également à donner les garanties nécessaires à ce stade avancé de la compétition.
L’association entre Aissa Mandi et Rami Bensebaini n’a pas encore trouvé son équilibre. Le défenseur du LOSC a d’ailleurs lui-même reconnu les difficultés du secteur, plaidant pour davantage de « coordination afin d’améliorer l’efficacité de la ligne défensive ».
Ces failles inquiètent d’autant plus que la Suisse dispose d’un potentiel offensif capable de sanctionner la moindre faille. Solidifier le bloc défensif devient donc une priorité absolue pour les Fennecs.
Le dilemme de la défense à trois
Pour renforcer l’assise centrale, le staff technique étudie sérieusement l’option d’un système à trois défenseurs. Ce dispositif offrirait une couverture supplémentaire dans l’axe et limiterait les espaces concédés.
Mais ce changement tactique implique un revers de taille. Il obligerait à sacrifier certains joueurs de couloir, notamment Riyad Mahrez, privant l’attaque d’un de ses meilleurs atouts créatifs.
Petkovic se retrouve ainsi face à un arbitrage délicat entre solidité défensive et puissance offensive. C’est l’un des choix les plus lourds qu’il devra assumer avant d’affronter la Nati dans ce huitième de finale.
Algérie-Suisse : l’heure des décisions cruciales
Pour les Verts, la donne est limpide à ce niveau du Mondial 2026. La moindre erreur pourrait signifier une sortie prématurée de la compétition, sans droit à la rançon.
Le sélectionneur dispose de quelques jours seulement pour clarifier ses deux grandes équations. Le poste de gardien et l’organisation défensive concentrent toute son attention avant ce rendez-vous à haute tension.
L’enjeu dépasse le simple ajustement tactique : il s’agit de redonner confiance à un groupe qui doit retrouver ses certitudes. Les supporters algériens attendent des réponses claires face à un adversaire redoutable.
Ce duel Algérie-Suisse s’annonce comme un véritable test de maturité pour la sélection et son sélectionneur. Les prochaines heures seront décisives pour savoir si les Fennecs aborderont ce match avec les armes nécessaires pour poursuivre leur aventure mondiale.