Le vol Montréal – Alger a connu d’importants bouleversements durant l’été 2026, conséquence directe de la flambée des prix du kérosène. Air Canada a en effet suspendu plusieurs de ses dessertes, dont sa liaison saisonnière reliant le Québec à l’Algérie, traditionnellement opérée chaque été. Un passager algérien établi au Canada partage aujourd’hui son parcours mouvementé.
Air Canada suspend sa ligne saisonnière vers l’Algérie
La hausse continue du carburant aérien a poussé la compagnie canadienne à revoir son réseau. Plusieurs trajets ont été abandonnés, parmi lesquels la rotation estivale entre Montréal et Alger, assurée habituellement durant la haute saison.
Le problème est survenu au moment de l’annonce, faite fin avril dernier. De nombreux ressortissants algériens avaient déjà acheté leurs billets entre le Canada et l’Algérie. La gestion de ces réservations déjà confirmées a alors soulevé de vives interrogations.
Parmi ces voyageurs touchés figure un Algérien du Canada qui a accepté de détailler les multiples péripéties rencontrées avant de pouvoir enfin rejoindre Alger avec sa famille.
Un billet réservé à prix avantageux, puis un vol annulé
Ce passager explique avoir effectué sa réservation dès le mois de janvier 2026 auprès d’Air Canada. Il avait alors déboursé un peu plus de 1 000 dollars canadiens pour ce trajet.
« Il s’agit d’un excellent tarif », souligne-t-il, satisfait d’avoir obtenu une telle offre pour un vol transatlantique vers l’Algérie en pleine saison estivale.
Mais l’aventure s’est rapidement compliquée. Son départ étant programmé pour le 13 juin, la compagnie l’a prévenu le 30 avril de l’annulation pure et simple de son vol, en raison de la crise du kérosène évoquée plus haut.
Un itinéraire de remplacement via Paris
Pour pallier cette suppression, Air Canada lui a proposé une nouvelle solution de transport. Le passager devait rallier Paris – Roissy Charles de Gaulle, avec une escale de six heures sur place.
Il poursuivait ensuite son trajet jusqu’à Alger à bord d’un appareil d’Air Algérie. Une combinaison qui semblait régler la situation, du moins en apparence.
Un second vol Montréal – Alger annulé à la dernière minute
Le scénario s’est pourtant répété. Ce vol de substitution a lui aussi été supprimé, alors que le départ restait fixé au 13 juin comme initialement prévu.
Le voyageur a appris cette nouvelle annulation au tout dernier moment. Arrivé à l’aéroport, il a dû faire demi-tour et rentrer chez lui sans avoir pu embarquer.
Le lendemain, il est revenu une nouvelle fois aux comptoirs d’enregistrement, dans l’espoir de pouvoir enfin décoller vers l’Algérie avec les siens.
Le départ vers l’Algérie via Genève
Cette troisième tentative a été la bonne. Accompagné de son épouse et de ses enfants, le passager a embarqué le 14 juin, mais avec un nouvel itinéraire encore différent.
Le trajet passait cette fois par Genève, en Suisse. Là encore, une escale de six heures était nécessaire avant de monter à bord d’un appareil d’Air Algérie en direction d’Alger.
Après plusieurs jours d’incertitude et deux annulations successives, la famille a donc pu rejoindre sa destination finale en Algérie.
Malgré les déboires, un prix de billet maintenu
En dépit de ce parcours semé d’embûches, le voyageur insiste sur un point positif important. Il n’a réglé aucun supplément par rapport au montant payé lors de sa réservation de janvier.
Autrement dit, malgré les multiples changements d’itinéraires et les annulations, le tarif initial est resté inchangé. Aucun frais additionnel ne lui a été facturé pour ces réacheminements.
Cet aspect a quelque peu adouci une expérience qu’il qualifie globalement de décevante avec la compagnie canadienne.
Un jugement contrasté entre les deux compagnies
« Mon expérience avec Air Canada était très mauvaise », résume sans détour le passager algérien, marqué par la succession d’imprévus et de désagréments.
Son appréciation à l’égard d’Air Algérie est en revanche bien plus positive. Il décrit le vol assuré par la compagnie nationale comme « excellent », évoquant un trajet d’environ deux heures.
Ce témoignage illustre les difficultés rencontrées par de nombreux passagers de la liaison Montréal – Alger durant l’été 2026, perturbée par la suspension des vols d’Air Canada. Si les engagements tarifaires ont été tenus, l’organisation des réacheminements aura laissé un souvenir mitigé à plus d’un voyageur.
