En 2025, la France a délivré plus de 3 millions de visas Schengen, ce qui représente une augmentation de 3,5 % par rapport à l’année précédente. La majorité des visas est destinée aux touristes, travailleurs et étudiants. Le visa court séjour reste le plus sollicité, avec environ 2,66 millions de demandes pour des séjours inférieurs à 90 jours.
Optimisation des préfectures par l’intelligence artificielle
Le gouvernement français est confronté à un nombre croissant de demandes qui exerce une pression énorme sur les services administratifs. Face à cette situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l’utilisation de l’intelligence artificielle pour fluidifier le traitement des demandes de visas. Cette approche vise à réduire la charge de travail des agents administratifs et à accélérer les délais de traitement.
Lors d’une interview avec la presse régionale le 7 février 2026, le Premier ministre a précisé que cette technologie permettrait de rendre les décisions d’acceptation ou de rejet plus rapides. Le projet impliquera également le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez et le ministre délégué en charge de la fonction publique, David Amiel, pour le développement de cette application.
Visas schengen : lancement d’un projet pilote en 2026
Le projet sera initialement déployé dans cinq préfectures choisies pour leur volume élevé de demandes de visas, y compris des régions en Île-de-France et Hauts-de-France. Cet essai vise à obtenir des résultats satisfaisants qui pourront ensuite être généralisés sur le territoire national, avec un objectif de mise en œuvre complète d’ici 2027.
Grâce à l’intelligence artificielle, la France espère non seulement réduire les délais de traitement de visas schengen, mais aussi moderniser globalement l’administration publique. Cette technologie devrait également aider à améliorer la gestion des dossiers en réduisant les erreurs humaines, tout en maintenant des normes strictes de sécurité et de rigueur administrative.