La question du poste de gardien de but en équipe nationale algérienne revient au centre du débat footballistique. Après des performances défensives décevantes lors du dernier stage, les Verts s’interrogent sur l’avenir de leur dispositif, avec les noms de Zaidane, Gandouz et Benbot évoqués pour un éventuel retour. Un dossier sensible qui ravive de douloureux souvenirs.
Les Verts face à une fragilité défensive persistante
L’Algérie avait fait grand bruit lors d’une Coupe du Monde en encaissant neuf buts en quatre rencontres. Parmi eux, un triplé signé par le génie argentin Lionel Messi, le reste provenant de formations rodées aux joutes mondiales.
Zaidane avait alors concédé six réalisations en trois matchs, tandis que Benbot encaissait un triplé en une seule sortie. Des statistiques qui illustrent l’ampleur des difficultés rencontrées par la sélection à cette époque.
Plus récemment, la situation ne s’est guère améliorée. Lors du dernier regroupement, les Verts ont concédé quatre buts évitables en trois matchs, principalement à domicile et face à des adversaires modestes.
Des adversaires sans ambition mondiale
Le plus inquiétant reste l’identité de ces équipes. Il s’agissait de sélections dont l’objectif se limite à participer à la Coupe d’Afrique, sans jamais rêver d’une qualification au Mondial.
Encaisser des buts naïfs face à de telles formations révèle un problème structurel qui dépasse la simple contre-performance ponctuelle. C’est tout un équilibre collectif qui semble vaciller.
Le poste de gardien, talon d’Achille des Verts
Si le système défensif porte une part de responsabilité, le véritable point faible demeure le poste de gardien de but. Ce dernier reste vacant depuis le départ de la légende Raïs M’Bolhi.
Chaque appel à un nouveau portier s’est soldé par une déception. Le duo Mastouri et Ramdane n’a pas convaincu, laissant la sélection sans solution fiable dans ses cages.
La quête incessante d’un gardien fiable
Le plus regrettable reste la stratégie adoptée par le staff technique. Les Verts cherchent désormais des gardiens évoluant dans les divisions inférieures du football européen.
C’est le cas de Belazoug, portier de Rennes, qui joue habituellement avec l’équipe réserve d’un club ne figurant pas parmi les puissances du football français. Un choix qui interroge sur la profondeur du vivier algérien.
Des gardiens locaux au niveau décevant
Du côté du championnat algérien, le constat n’est guère plus encourageant. Les portiers locaux affichent régulièrement un niveau jugé insuffisant pour porter les ambitions de la sélection.
Le dernier gardien formé au pays à avoir brillé dans les cages des Verts reste Lounès Gaouaoui. Son poste s’était toutefois évaporé après l’ascension de Faouzi Chaouchi.
Le tournant d’Omdurman
Chaouchi avait marqué les esprits lors d’un match historique disputé à Omdurman. Cette rencontre légendaire lui avait ouvert les portes de la sélection nationale.
Mais son erreur face à la Slovénie lors du Mondial a changé la donne. M’Bolhi l’a alors remplacé, entamant une longue carrière de plus de douze années avec les Verts.
M’Bolhi, le dernier roc des cages algériennes
Raïs M’Bolhi a accompagné toutes les grandes conquêtes de l’équipe nationale algérienne. De la qualification pour les huitièmes de finale du Mondial brésilien jusqu’aux sacres continentaux.
Il a contribué au triomphe lors de la Coupe d’Afrique des Nations en Égypte, puis au titre décroché à la Coupe Arabe au Qatar. Un palmarès impressionnant bâti dans la durée.
Fait remarquable, M’Bolhi n’a jamais évolué dans un grand club européen. Pourtant, il demeurait toujours décisif sous le maillot national, incarnant une sécurité qui fait aujourd’hui cruellement défaut.
La question du retour de Zaidane, Gandouz et Benbot illustre l’incertitude qui entoure actuellement le poste de gardien des Verts. Entre nostalgie des anciennes gloires et absence de solution durable, la sélection algérienne devra rapidement trancher. L’avenir de ses ambitions pourrait bien se jouer dans ses propres cages.


